Mort de Nahel : la version des passagers

Alors que tout l’appareil politique, médiatique et policier tente de justifier l’exécution de Nahel et de criminaliser la révolte suite à sa mort, la version des deux passagers est à lire et diffuser pour contrer le poison de la propagande. Il s’agit d’une agression suivie de coups, de menace de mort puis d’un tir mortel sur un adolescent ne représentant aucun danger, par deux policiers aguerris. Nahel, qui emmenait un ami aux épreuves du Brevet des collèges, aurait paniqué et lâché la pédale de frein de sa voiture automatique. Les deux témoignages, concordants, ont été recueillis par Le Parisien :

Passager avant

«Le premier policier est venu et a demandé à Nahel de baisser la fenêtre. Le motard qui était près de la fenêtre a dit : ”Éteins le moteur !”. Et il a mis un coup de crosse à Nahel, gratuitement. Le deuxième motard s’est penché par la fenêtre, et il lui a mis un coup de crosse, lui aussi. […] Il ne savait pas quoi faire. Il avait la tête qui tournait, il ne pouvait rien faire, même pas parler. » Une arme est alors braquée. Le policier placé près de la vitre conducteur est alors «passé par la fenêtre» et aurait «mis un nouveau coup de crosse. Il a dit : ”Éteins le moteur, ou je te shoote !”» Le deuxième dit « un truc comme : ”Je vais te mettre une balle dans la tête !” Et comme il était un peu sonné, son pied s’est enlevé de la pédale de frein. Comme la voiture, c’est une automatique, elle a avancé toute seule. Le policier situé près de la fenêtre a dit à son collègue : ”Shoote-le !” C’est là qu’il a tiré. Le pied de Nahel s’est bloqué sur l’accélérateur. Il a réussi à être là encore pendant trois secondes, et il a klaxonné vers la voiture devant. Et, d’un coup, il s’est mis à trembler. Il ne me répondait pas». Après l’accident, ce passager s’enfuit : «J’avais peur. Peur qu’on me tire dessus».

Le passager arrière, 14 ans, qui allait passer son brevet

Son père explique : «Nahel, c’est son grand frère du quartier. Il a tout de suite proposé à mon fils de l’emmener au brevet». Il s’installe à l’arrière. «Mon fils ne savait pas que Nahel n’avait pas de permis de conduire.» Le jeune homme raconte : «les policiers […] ont pointé leurs armes sur Nahel» qui prend «environ trois» coups, et tente de «se protéger la tête». L’un des policiers lance «qu’il allait lui mettre une [balle] dans la tête». Le pied de Nahel aurait «lâché le frein sûrement par panique, en essayant de se protéger. La voiture a avancé toute seule. C’était une automatique. Et le policier a dit à son collègue de tirer. Et le coup est parti. Nahel, après avoir reçu la balle, il a dit : C’est un fou, il a tiré.» Lorsque l’adolescent parvient à s’extraire du véhicule, il lève «les mains pour qu’il ne me tire pas dessus» avant de subir une balayette et d’être mis en garde à vue, comme en attestent les images. «Je me suis retrouvé par terre. J’ai dit (au policier) que je n’avais rien fait, et il m’a dit : Ferme ta gueule. Et il m’a menotté.» Il comprend que son ami est mort.


Sources :
https://www.leparisien.fr/faits-divers/cest-un-fou-il-a-tire-les-derniers-mots-de-nahel-racontes-par-le-passager-arriere-de-la-voiture-03-07-2023-6HW455JAGNACTGURYDNERVJWPM.php

https://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-nahel-javais-peur-quon-me-tire-dessus-le-passager-qui-a-pris-la-fuite-sort-du-silence-30-06-2023-2LGI4CKJYBD4ROACDHZQZFEF4E.php

Financez Contre Attaque
Tous nos articles sont en accès libre. Pour que Contre Attaque perdure et continue d'exister, votre soutien est vital. 
Faire un don

Une réflexion au sujet de « Mort de Nahel : la version des passagers »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *