Scène terrifiante dans la capitale du Chili hier : des policiers chiliens jettent un jeune homme du haut d’un pont. Sur la place centrale de Santiago, épicentre de la grande révolte sociale qui secoue le pays depuis quasiment un an, les manifestations continuent d’avoir lieu, notamment les vendredis.
Plusieurs milliers de personnes manifestaient ce vendredi, alors qu’un référendum sur la Constitution héritée de la dictature de Pinochet est organisé prochainement. Des affrontements ont eu lieu, et les forces de l’ordre ont procédé à des arrestations, utilisé un canon à eau et envoyé des gaz lacrymogènes.
En pleine confusion, des forces de l’ordre semblent avoir saisi un jeune de 16 ans et l’avoir jeté par dessus le parapet du pont. Il s’est écrasé plusieurs mètres en contrebas, dans le lit du fleuve, presque à sec. Miraculeusement, il n’est pas mort, mais il est très gravement blessé. Les autorités ont répondu que «Les carabineros font leur travail, ils rétablissent l’ordre public. La seule chose que veulent les carabineros c’est que nous soyons tranquilles.»
Comment devant ces images ne pas penser au 17 octobre 1961, lorsque la police française a jeté des dizaines de manifestants algériens dans la Seine à Paris, ou plus récemment aux charges policières qui ont précipité 14 jeunes nantais dans la Loire ?
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