Joël Guerriau « soutient complètement » Sandrine Josso, qu’il a droguée pour la violer


Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique, est condamné à quatre ans de prison, dont dix-huit mois ferme, pour soumission chimique sur sa collègue Sandrine Josso


Joël Guerriau à la tribune du Sénat, un porc qui n'hésite pas à soutenir dans ses propos la victime de ses actes, Sandrine Josso.

Au terme de 3 ans de procédure, l’homme politique a été reconnu coupable d’avoir administré à Sandrine Josso, à son insu, une substance de nature à altérer son discernement ou le contrôle de ses actes pour commettre un viol ou une agression sexuelle. Une infraction extrêmement grave punie de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende. La victime de Joël Guerriau, Sandrine Josso, député invitée chez le sénateur, s’était sentie mal après avoir pris un verre contenant deux fois les doses «récréatives» de MDMA, proches du seuil mortel. Les faits sont «accablants» et les déclarations de Guerriau «surréalistes», selon le juge Thierry Donard, en charge de la procédure.

Visiblement troublé par de tortueuses contradictions, le sénateur avait lui-même voté la loi de 2018 en vue de renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qui définissait enfin le délit de soumission chimique. Durant son procès, il n’a cessé de construire sa défense sur des déclarations infâmes, tout en refusant d’assumer la portée de ses actes. Vrai héros, il avait par exemple déclaré : «J’ai toujours lutté contre la drogue, j’ai participé à des missions avec la marine nationale, pour arrêter des trafiquants entre le Venezuela et les Antilles» avant d’oser soutenir sa victime dans ses engagements pris contre la soumission chimique «ce que fait Mme Josso en se mobilisant est une bonne chose, je la soutiens complètement».

Mais les recherches effectuées par Joël Guerriau quelques temps avant d’inviter la victime à son domicile sont sans équivoques. Son historique fait ressortir les mots clés «drogue et viol», «acheter de la MDMA en ligne» ou encore la visite d’un article intitulé «Pourquoi le GHB n’est pas la seule drogue du violeur». Il n’ira pas en détention en raison de l’annonce faite par son avocat de faire appel, le tribunal ayant prononcé un «mandat de dépôt différé sans exécution provisoire».

Le procureur a conclu son plaidoyer en ces mots : «Voici un sénateur de la République qui, en marge de ses fonctions parlementaires, convie une collègue députée et verse de la MDMA dans son verre dans un but sexuel. Voici un sénateur de la République qui acquiert de la MDMA. Voici un sénateur de la République qui, pendant toute l’enquête, ne fournit aucune réponse. Voici un sénateur de la République qui a un devoir d’exemplarité. Voici un sénateur de la République qui, toute honte bue, alors qu’il est poursuivi, dit devant un tribunal soutenir Sandrine Josso dans sa lutte contre la soumission chimique».

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