En Italie aussi la jeunesse se soulève

Des centaines de milliers de personnes dans les rues italiennes : c’était le 16 octobre. D’immenses manifestations pour de meilleurs conditions d’études, contre le gouvernement d’extrême droite, la guerre, le racisme et «l’école-caserne». Des dizaines de lycées et universités étaient bloqués et occupées, notamment à Turin.

Parmi les appels, certains affirmaient vouloir «faire comme en France», et une pancarte proclamait «Le monde est à nous» en français.

À Rome, les étudiants sont passés devant le bâtiment du ministère de l’Éducation et ont tiré des feux d’artifice et des extincteurs vers la police. À Bologne, des affrontements ont eu lieu devant la gare, et à Turin devant la préfecture.

Le lendemain 17 octobre, la tension est montée d’un cran, avec des scènes d’émeutes, notamment à Turin, où la police a été débordée, et où des pillages ont eu lieu.

Après le succès de la mobilisation du 16 octobre, le grand syndicat italien CGIL appelle à la grève générale le 20 novembre. Après la France, la Belgique, l’Albanie, l’Espagne et l’Allemagne, c’est toute l’Europe qui se révolte.

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