22 février, un an après : Invitation à discuter et s’organiser

Le 22 février 2014, 50 000 personnes se rassemblaient à Nantes contre l’aéroport et son monde. La manifestation, dynamique et populaire, s’est vue bloquer par des grilles anti-émeute et a dû faire face à une répression féroce. Parmi les dizaines de blessé-e-s, au moins 3 personnes ont perdu l’usage d’un œil suite à des tirs de flashball.

Dans les mois qui suivirent, plusieurs dizaines de personnes ont été inquiétées par le justice du fait de leur participation à la manifestation. Pour la plupart d’entre elles, des rafles au petit matin ont mené à des procédures expéditives basées sur des dossiers bâclés. Cela n’a pas empêché la justice de condamner sévèrement ces camarades – jusqu’à 18 mois de prison ferme.

Dans la nuit du 26 octobre, la police assassinait Rémi Fraisse lors d’un rassemblement contre le barrage de Sivens, dans le Tarn. Les manifestations qui suivirent, et qui réunirent des milliers de personnes dans l’Ouest, furent invariablement interdites et réprimées. De nombreu/ses/x manifestant-e-s sont blessé-e-s ou condamné-e-s, à Nantes et à Toulouse.

Chaque année, des dizaines de personnes sont tuées ou blessées par la police, dans les quartiers populaires ou les mouvements sociaux.

Nous sommes nombreu/ses/x à vouloir marquer la date du 22 février comme nouvelle étape dans la répression, mais aussi dans les dynamiques de résistances en cours. Il nous paraît pertinent d’en faire un rendez-vous d’ampleur, massif et déterminé, afin de visibiliser nos luttes et de poursuivre la construction d’un rapport de force. De démontrer nos solidarité aux blessé-e-s et inculpé-e-s par la police. Se mobiliser le 22 févier c’est aussi un moyen de nous protéger à l’avenir, faire en sorte que le pouvoir y réfléchisse à deux fois avant de nous tuer, de nous mutiler ou de nous emprisonner.

Nous invitons toutes les personnes intéressées à se retrouver le plus largement possible pour en discuter et commencer à s’organiser, samedi 3 janvier, 15h, B17 à Nantes (17 rue Paul Bellamy).

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