Rennes, 8 mai : l’affaire Maryvonne se poursuit

La maison ce matin, prise par Taranis News

Gonflée de toute pièce par les médias, récupérée par la mouvance néo-nazie bretonne, “l’affaire Maryvonne”, du nom d’une grand mère dont le domicile secondaire laissé à l’abandon depuis des années est occupé par des précaires devait connaître une nouvelle étape aujourd’hui.

Les groupes fascistes de toute la Bretagne (ADSAV, Action Française, Identitaires, FN) appelaient à venir déloger les occupants ce matin. Cet appel à manif’ fait suite à une semaine de violences, d’intimidations d’agressions.

Finalement, leur appel a été annulé hier soir, dans l’attente d’une décision de justice. Les propriétaires, voyant les proportions que prend l’affaire, n’ont effectivement aucun intérêt à ce qu’il se produise des violences devant et dans le bâtiment s’ils veulent le revendre.

Mais le mal est fait, les médias locaux et nationaux ont massivement relayé le mensonge selon lequel des “squatteurs” peuvent chasser des grand-mères parties en vacances.

Leur objectif : poursuivre le combat culturel (contre tous ceux qui pourraient prôner le partage des richesses ou la réquisition de logements vides) et politique (en réclamant la suppression de la loi DALO).

Sans la propagande hallucinante des médias (de Ouest France au Figaro en passant par TF1), cette lamentable affaire n’aurait agité que le microcosme moribond de l’extrême droite bretonne.


Ce que les médias ne disent en revanche jamais : il existe en France selon l’INSEE 2,6 millions de logements vacants, leur nombre ne cesse d’augmenter d’année en année, comme le nombre de sans-abri (140 000 en 2014), et le nombre de jugements d’expulsions (126 000 en 2013), tandis que les jeunes se maintiennent de plus en plus longtemps chez leurs parents, et que les locataires payent loyer une part de plus en plus démesurée de leur revenu .

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