L’affaire peut paraître anodine mais elle est révélatrice d’un certain climat nantais.

Pour protester contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une simple opération escargot était organisée en janvier 2016, près de Nantes. Les policiers, très nombreux sur les lieux arrêtent immédiatement tous ceux qui ralentissent le trafic et mettent les véhicules à la fourrière. Les conducteurs sont placés en garde à vue et poursuivis.
L’affaire ne s’arrête pas là. Quelques mois plus tard, le tribunal de Nantes continue l’acharnement en condamnant les interpellés. Finalement, en appel, les juges de Rennes ont relaxé les prévenus, au nom de la « liberté de manifester ». Des moyens très conséquents ont donc été mobilisés dans le vide, uniquement pour harceler quelques militants anti-aéroport.
Encore une fois, la justice nantaise s’illustre par son obsession répressive poussée jusqu’au ridicule. Il y a peu, ce sont des dizaines de manifestants nassés pendant le mouvement contre la Loi Travail qui comparaissaient au tribunal sans autre charge que d’avoir été dans la rue. C’est aussi la justice nantaise qui envoie en taule des manifestants pour avoir mis de la peinture sur un commissariat ou résisté à une arrestation, et qui dans le même temps relaxe les policiers violents. Un avocat nantais affirmait même en audience que le parquet de Nantes était à la pointe de l’innovation, en fabriquant de nouveaux délits pour faire condamner celles et ceux qui luttent.
Pas de justice, pas de paix !
Source : http://www.letelegramme.fr/…/notre-dame-des-landes-les…
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