Déni en direct : justifier l’injustifiable

  • «Peut-être a-t-il donné un coup de pied dans un caillou qui était devant la tête pour lui éviter d’avoir mal ?»
    Isabelle Veyrat-Masson, directrice de recherche au CNRS
  • «Je vous confirme qu’il n’a pas donné un coup de pied
    Denis Jacob, syndicaliste policier

Vendredi 9 août, un jeune homme était mis au sol et frappé à coups de poing par un policier en civil. D’autres agents en uniforme surgissaient, l’un d’eux frappait la tête de l’homme au sol à coup de pied. Blessé, il sera placé en garde à vue puis relâché.

À l’heure des réseaux sociaux et des smartphones, de genre d’exaction est souvent filmé, diffusé, partagé. Alors immédiatement, dans les médias officiels, sur les écrans, des «experts», des policiers et des politiciens sont invités pour allumer un contre-feu. Ils se livrent à un exercice vertigineux : le déni en temps réel.

Même face à l’évidence de la violence d’État, face à l’injustifiable, les télévisions continuent à abreuver les foyers de mensonges éhontés.

Orwellien.


Lire aussi :

«Il n’y a pas de violences policières en France !»
Julien Odoul, Rassemblement National

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