Vers un monde de cages ?


Le cauchemar du «monde d’après»


«Taïwan gère le coronavirus de façon exemplaire» écrit le journal La Croix. Sur cette île au large de la Chine, le gouvernement a adopté des mesures draconiennes pour endiguer l’épidémie. Là bas, les écoles ont rouvert, avec quelques modifications : les salles de classe sont équipées de «séparateurs» en plastique jaune, qui isolent chaque enfant l’un de l’autre.

Même solution en Chine, dans la province du Henan : les cantines sont également équipées de séparateurs noirs, grâce auxquels on peut manger sans risque, sans même voir son collègue assis à côté de soi !

L’Italie, fortement touchée par le Coronavirus, s’inquiète des pertes financières à l’approche de la saison touristique. Une entreprise propose au ministère italien chargé du tourisme «un concept de cage transparente, qui permettrait aux touristes de profiter de la plage tout en respectant les consignes de distance sociale». L’objet serait «un carré de 4.5 m x 4.5 m, sur 2 mètres de hauteur, soit l’espace nécessaire pour installer deux chaises longues et un parasol». Certains professionnels sont sceptiques : «avec quatre murs en plexiglas, sous le soleil brûlant, nous ferions mourir nos clients de déshydratation». Le même groupe a mis au point un prototype en plexiglas pour séparer les clients de restaurants.

Alors que plus d’un être humain sur deux est assigné à résidence, que des technologies de contrôles inédites dans l’histoire de l’humanité sont expérimentées pour faire respecter le confinement, le «monde d’après» pourrait bien ressembler à un vaste désert marchand où chacun devra vivre séparé et isolé par un morceau de plexiglas. Des vies en petites boites avant de finir dans une boite. ?

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