Nouvelle loi autoritaire : le Parlement fait passer des mesures de la « Loi de sécurité globale » censurées l’an dernier


Jeudi 16 décembre, le Parlement a adopté définitivement le projet de loi «responsabilité pénale et sécurité intérieure». Une énième loi autoritaire qui prépare le pire, alors que l’extrême droite est aux portes du pouvoir. Non seulement la nouvelle loi ne corrige aucun des graves manquements qui avaient justifié la censure de la loi sécurité globale mais, plus grave, elle en ajoute de nouveaux.


Cette loi prévoit de ré-autoriser les drones policiers qui, l’an dernier, avaient été interdits par le Conseil constitutionnel lors de la censure de la loi sécurité globale.

Elle autorise les images captées par drones à être analysées par reconnaissance faciale. La loi va donc plus loin que la «Loi de sécurité globale».

La loi prévoit des peines plus lourdes contre les auteurs «de violences contre l’ensemble de ces agents sont désormais prévues dans le code pénal», et «le refus d’obtempérer pourra être sanctionné plus sévèrement». Le projet de loi aggrave également «la sanction de ces violences à l’encontre de tous ces agents des forces de sécurité intérieure, de leurs proches».

Bien sûr, en retour, cette loi ne prévoit absolument pas de sanctionner réellement les violences commises par des agents assermentés et armés par l’État, alors que les scandales liés à l’impunité policière se multiplient. En marche rapide vers le technofascisme.

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