Mafia policière

La Compagnie d’Intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93) s’est illustrée par de nombreux cas de violences, intimidations, menaces, et même une affaire de trafic de stup. «La liste des délits et crimes reprochés aux policiers de la CSI 93 et découverts par à travers des sonorisations, des échanges de messages, une dizaine de rapports de l’IGPN et des auditions, est vertigineuse» écrit le journal Libération, qui décortique une affaire particulièrement accablante.

  • Le 30 mai 2019, à Saint-Ouen. Un agent jette discrètement aux pieds de Jonathan S. un sachet rempli de cannabis, lors d’un contrôle, pour l’incriminer à tort. Des violences suivent. La vidéo de Libération revient sur ce crime : un faux et usage de faux par agents dépositaires de l’autorité publique, suivi de violences et d’arrestations arbitraires. Mais ce n’est pas tout.
  • Le 16 mai 2019, les policiers de la CSI 93 sont accusés d’avoir brutalisé le témoin d’une interpellation, lui occasionnant soixante jours d’ITT. Des vidéos confortent la version des faits de la victime. La procédure a été classée sans suite.
  • Le 29 mai 2019, les policiers de la CSI 93 sont accusés d’avoir humilié un livreur et volé une autre personne. La vidéosurveillance et la sonorisation du vestiaire de l’unité confortent leurs témoignages. La procédure a été classée sans suite.
  • Le 26 mars 2020, des micros installés dans un fourgon de la CSI 93 révèlent des insultes, des menaces et des coups. «Si je pouvais te pendre (…) si j’avais l’droit de te tuer, je le ferais», hurle l’un des agents. La procédure a été classée sans suite.

Une véritable mafia d’État, armée, et couverte par la justice.


Montage vidéo : Libération.

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