La France est gravement malade de son racisme, un racisme infusé largement par les élites médiatiques et politiques. La guerre en Ukraine et ses potentielles conséquences migratoires en sont un nouvel exemple.

Le député centriste Jean-Louis Bourlanges a par exemple osé : «On aura une immigration de grande qualité dont on pourra tirer profit». Il précise même, sans honte, que ce seront «des intellectuels, et pas seulement». Cet homme, soutien du gouvernement, est le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale. Derrière une prétendue défense de l’accueil des ukrainiens, le député insinue donc qu’il y aurait des exilés, donc des humains, de bonne ou de mauvaise «qualité». Et que la France tire «profit» des victimes de déplacements de population.
Même son de coche sur BFM TV : «On ne parle pas de syriens qui fuient les bombardements du régime syrien soutenu par Vladimir Poutine, on parle d’Européens qui partent dans des voitures qui ressemblent à nos voitures et qui essaient juste de sauver leurs vies», déclare Philippe Corbé, directeur du service politique de la chaîne. En clair, les ukrainiens nous ressemblent, ils sont blancs, il faut donc les accueillir. Contrairement aux personnes à la peau plus foncée qui fuient les guerres. Comme si les Syriens victimes d’une guerre civile atroce ayant provoqué la mort de centaines de milliers de personnes et ayant rasé plusieurs villes n’essayaient pas, eux aussi, de «sauver leurs vies».
L’ambiance politique française est tellement obscure qu’on n’entend même plus dans le débat public que toutes les vies comptent, d’où qu’elles viennent, et que l’accueil des réfugiés doit être inconditionnel. Des évidences qui semblent largement oubliées.
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