AVANT D’ASSASSINER LE RUGBYMAN ARAMBURU, LES NÉO-NAZIS ONT PASSÉ LA SOIRÉE AVEC UN POLICIER


Les tireurs étaient pourtant interdits de paraître à Paris.
Des sigles de la police nationale retrouvés chez le tueur d’extrême droite


C’est une affaire d’État. Probablement l’une des plus graves et les plus inquiétantes des 5 dernières années. Pourtant, quasiment aucun média national n’en parle. La classe politique fait comme si cela n’avait même pas eu lieu. Les rares informations émanent de la presse sportive spécialisée.

Dans les derniers jours de la campagne présidentielle, le 19 mars dernier, deux néo-nazis agressent un homme, non-blanc, qui leur demande une cigarette. Les injures racistes fusent. Un rugbyman argentin célèbre, à la carrière internationale, s’interpose : Federico Martín Aramburú. Avec son ami, ils sont roués de coups par les néo-nazis. Le plus violent, Loïk Le Priol, ancien du GUD – groupuscule violent d’inspiration fasciste –, déjà poursuivi pour des actes de torture, exhibe un brassard de police.

L’altercation ne s’arrête pas là. Les néo-nazis reviennent armés, dans une jeep. Loïk Le Priol abat de plusieurs balles dans le dos Federico Martín Aramburú. Le père de famille meurt peu après. Assassiné par balle, en plein Paris, pour avoir réagi à une agression raciste. Ces faits, à eux seuls, auraient du provoquer un séisme politique. Il n’en est rien.

Les informations qui continuent de tomber montrent que l’affaire est encore plus sombre. Plusieurs jours plus tard, le tueur est arrêté, non pas par la police française, mais à la frontière ukrainienne où il s’apprêtait à rejoindre le front. Chez son complice, les enquêteurs retrouvent un buste d’Hitler et plusieurs armes. De quelles complicités ont-t-il bénéficié ? Comment le tireur a pu parcourir ces milliers de kilomètres après avoir exécuté un homme au cœur de Paris ?

À présent, le journal spécialisé dans le monde du rugby explique qu’au «domicile de Loïk Le Priol, des effets siglés Police, entre autres, ont été retrouvés.» Encore plus fou : «un policier de la DRPJ (direction régionale de la police judiciaire) aurait passé une partie de la soirée avec Le Priol et Bouvier, avant l’altercation puis les coups de feu.» Les complicités entre police et criminels d’extrême droite sont donc avérées, et cela ne sort que maintenant, des semaines après les faits, de façon confidentielle.

Deux néo-nazis ultra-violents, poursuivis pour des actes criminels, se promènent armés à Paris – alors qu’ils sont sous contrôle judiciaire et interdits d’aller dans la capitale –, ils passent la soirée avec un gradé de la police, avant d’assassiner un homme par balles. Relisez cette phrase. Mesurez en la gravité. Et interrogez vous sur le fait que la totalité des médias nationaux ont organisé une omerta sur cette affaire. Ça se passe en France, en 2022.


Source : https://www.quinzemondial.com/actualites/mort-de-federico-aramburu–de-nouvelles-revelations–des-effets-de-la-police-retrouves-au-domicile-d-un-suspect-761252