POUR GAGNER, POUR DES LUTTES OFFENSIVES !

Le système est à bout. L’organisation actuelle de nos sociétés est une impasse. Le besoin de changements, de bifurcations, de révolutions, s’ancre chaque jour dans la conscience de nouvelles personnes. Pris dans un quotidien dénué de perspectives, dans un job harassant ou privé de sens, dans un système institutionnel qui se détourne de l’intérêt général, entre deux rapport alarmants sur l’état de nos écosystèmes, entre deux éditocrates donneurs de leçons et effrayés par le moindre signe de mutation d’un ordre qui sert si bien leurs privilèges, de plus en plus de gens aspirent à la construction d’un monde nouveau.

En dépit de cet éveil les voies du changement ne semblent pas se dessiner clairement, et si les choses continuent ainsi c’est bien dans un cauchemar que nous pourrions sombrer. Aujourd’hui nous pouvons encore éviter le désastre, toutes et tous collectivement. Les processus révolutionnaires ne sont pas que des chapitres de manuels d’histoire.

Nous ne croyons pas que les évolutions viendront de ceux qui se gavent du haut de la fontaine du supposé ruissellement, ni de leurs alliés objectifs dans les cénacles politiciens. Les ZAD, les militant-es contre la loi travail, les Gilets Jaunes, les grévistes face à la réforme des retraites, les activistes du climat ou des droits humains, les mobilisations contre le racisme et le violences policières : ces dix dernières années ont démontré que le peuple se soulevait et qu’il existait un vrai sujet révolutionnaire.

Nous devons dépasser la critiques des méthodes des uns et des autres. Toutes les formes de l’action serviront à renverser la table. Occupons les endroits qu’il faut défendre en faisant émerger des modes de vie alternatifs, reprenons les ronds-points , bloquons les flux de marchandises, grévons au travail, faisons des sit-in dans les artères commerciales des centres urbains, organisons des manifestations festives ou sauvages, syndicales ou non, les méthodes ont toutes leur légitimité, y compris le vote, et même la pétition. Pour des électeurs en K-way et des barricades faîtes de bureaux de vote !

Ce qui constitue le plus grand frein à l’avènement d’une société nouvelle ce n’est ni l’absence de conscience ni les moyens d’action, mais certainement le mot d’ordre. Depuis trop longtemps nous sommes acculé-es à mener des luttes défensives, contre ci, contre ça. Cette situation favorise les puissants et divise les luttes. Le soulèvement sera victorieux lorsqu’il sera la voix d’une aspiration commune. Nous voulons libérer notre temps de l’emprise du marché de l’emploi capitaliste, nous voulons cultiver et consommer autrement sans mettre notre santé en danger pour les profits de quelques uns, nous voulons décider nous-mêmes de la façon d’organiser notre travail sans subir la tyrannie d’un patron, nous voulons partager collectivement les richesses produites et redéfinir ce qui a de la valeur à nos yeux.

Et si on vous dit que ça n’est pas possible, ne les croyez pas ! on nous a aussi dit que le travail des enfants ou l’esclavage étaient nécessaires à l’économie ou que les rois étaient indispensables à la politique.