Mexique : série d’actions pour les disparus d’Ayotzinapa


Ce mercredi 6 mars, à Mexico, des centaines de manifestant.e.s ont défoncé les portes du palais présidentiel. Il s’agissait d’une action suite à l’enlèvement et au meurtre de 43 étudiant.e.s par la police il y a 10 ans.


Le massacre avait eu lieu le 26 septembre 2014, à Iguala, au sud du Mexique. Ce jour là, les étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa, qui se forment à l’enseignement, réquisitionnent des bus pour se rendre à une manifestation à Mexico. Le convoi est intercepté par les forces de l’ordre, les étudiants sont arrêtés, certains sont atrocement mutilés et tués ou livrés à des cartels.

Il y a 27 blessés, 6 morts et 43 disparus. Ces événements déclenchent une vague de colère historique, des centaines de milliers de personnes prennent les rues du Mexique pour exiger la vérité sur les «43 disparus d’Ayotzinapa».

10 années ont passé. L’affaire est tentaculaire. Un fonctionnaire accusé d’avoir participé au meurtre de 43 étudiants et d’avoir manipulé les enquêtes sur leur mort, Tomas Zeron, s’est réfugié en Israël qui refuse de l’extrader. Un juge a acquitté l’ancien maire d’Iguala, impliqué dans le massacre. Le pouvoir a changé de main : un président «de gauche», López Obrador surnommé AMLO, avait promis du changement, et a ouvert une commission d’enquête. Mais elle est dénoncée par les familles de victimes pour son opacité et sa lenteur.

Le 6 mars, le président donnait justement une conférence de presse dans son palais au moment de l’action sur la porte du bâtiment. Deux jours plus tôt, le 4 mars, des étudiant.e.s ont envoyé un camion bélier pour démolir l’entrée principale du Centre National d’Arraigo, un bâtiment judiciaire.

Le 1er mars déjà, des explosifs avaient été jetés sur le Sénat à Mexico lors d’une protestation étudiante.


Au Mexique, personne n’a oublié les 43 disparus


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