
66 jours : c’est la durée de grève de la faim hallucinante atteinte par les deux dernier·es grévistes de la faim de Palestine Action dans les prisons anglaises. Enfermé·es pour des actions menées contre les entreprises d’armement complices du génocide à Gaza, 8 détenu·es du collectif Palestine Action ont entamé une grève de la faim au mois de novembre. C’est la plus grande grève de la faim de prisonnier·es politiques depuis celle des indépendantistes irlandais sous Margaret Thatcher, en 1981, qui avait conduit à la mort de Bobby Sands et de ses camarades.
Deux militant·es risquent une mort imminente. Kamran Ahmed tient bon depuis le 3 novembre et déclare : «Je compte poursuivre ma grève de la faim ; peut-être attendent-ils que je sorte dans un sac mortuaire ou que je sois hospitalisé pour la sixième fois». Heba Muraisi souffre de spasmes musculaires incontrôlables qui pourraient indiquer des lésions neurologiques irréversibles. À bout de force, elle a commencé à ressentir la sensation de vouloir arrêter sa respiration. Le Docteur James Smith, médecin explique : «Muraisi est dans la phase critique de sa grève de la faim, où des lésions corporelles irréversibles sont probables et où le risque de décès augmente de jour en jour».
Teuta Hoxha a tenu plus de 50 jours, et a été victime de pertes de connaissance et d’une fatigue extrême. Elle a interrompu son jeûne au seuil de la mort, après avoir obtenu des garanties sur ses conditions de détention. Alors que le gouvernement anglais fait preuve d’une inhumanité totale et poursuit son soutien inconditionnel à Israël, les actions de solidarité avec les grévistes de la faim se multiplient.
Manifestation devant la prison le 31 décembre
Des centaines de personnes ont manifesté devant prison de Pentonville à Londres, le soir du réveillon, pour soutenir les grévistes de la faim qui entraient dans une nouvelle année. De très nombreux policiers ont été déployés et ont empêché la foule de défiler. Des arrestations ont eu lieu, et des manifestant·es sont resté·es devant les portes de la prison une partie de la nuit.
L’ambassade de Grande Bretagne à Bruxelles repeinte
Le 28 décembre, un militant belge a aspergé l’ambassade de Grande Bretagne à Bruxelles de peinture rouge. Assumant l’action à visage découvert, Wouter Mouton expliquait par ce geste dénoncer des «atrocités commises quotidiennement» par Israël, en particulier l’usage de la famine comme arme de guerre et les bombardements d’écoles, mais aussi son soutien aux militant·es britanniques en lutte et incarcéré·e.
Peinture et rassemblent devant Aspen Londres
La compagnie Aspen fournit une assurance à l’entreprise d’armement israélienne Elbit en Angleterre. C’est justement cette firme qui est ciblée par Palestine Action, et donc responsable de la répression qui se déchaîne. Le 23 décembre, la façade du siège de la compagnie d’assurance à Londres a été repeinte en rouge, pour «attirer l’attention sur la complicité d’Aspen dans le génocide, de perturber ses activités et de fermer le bâtiment». Des militant·es se sont enchainé·es à l’entrée.
Greta Thunberg, également présente sur place, tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Je soutiens les prisonniers de Palestine Action. Je m’oppose au génocide». Elle a été interpellée. Depuis que Palestine Action a été classée comme organisation terroriste par les autorités anglaises, plus de 2000 personnes ont été arrêtées pour avoir soutenu le groupe.
Le QG du Parti Travailliste pris pour cible
Le 29 décembre, le siège du Parti Travailliste à Londres a été vandalisé. Ce parti est à la tête du gouvernement anglais, et poursuit les politiques répressives et génocidaires des conservateurs. Les vitrines ont été repeintes et brisées à coups de marteau.
L’ambassade britannique à Tunis taguée
Des tags «Free Filton», «Free activists» et «Stop genocide» ont été inscrits sur le portail de l’ambassade anglaise de Tunisie.
Action anti-armement à Édimbourg
Le premier jour de 2026, un groupe autonome s’est introduit dans l’usine de Bruntons Aero Products, située en périphérie d’Édimbourg. Le groupe a démonté les machines utilisées pour produire des pièces pour la société italienne d’armement Leonardo. Ces pièces arment les soldats israéliens. Cette action a été revendiquée dans un communiqué, en solidarité avec le peuple palestinien et les grévistes de la faim dans les prisons.
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