Révélations : de nouvelles images et un témoignage révèlent qu’une embuscade a bien été tendue le 12 février par des fascistes lyonnais


«Ça ne s’est pas passé comme les médias le disent, c’est l’extrême droite qui a lancé la bagarre»


15 fascistes cagoulés et armés, prêts pour la bagarre après avoir tendu une embuscade à des antifascistes à Lyon ce 12 février

C’est une affaire d’État et un mensonge politico-médiatique que nous sommes désormais en mesure de démontrer. Des images exclusives et un passant témoin de la rixe lyonnaise du 12 février prouve qu’un commando armé d’extrême droite a déclenché une confrontation qui a mené au décès de Quentin Deranque.

Depuis quatre jours, les médias relaient le narratif de l’extrême droite : Quentin, jeune catholique de 23 ans non violent, aurait été assassiné de sang froid par «les antifas». Un récit repris ce jour par le procureur de Lyon. Mais des éléments que nous nous sommes procurées révèlent littéralement l’inverse.

Nous avons reçu un court extrait vidéo montrant deux groupes d’individus rentrer violemment en contact à un croisement. La vidéo s’arrête malheureusement quand démarre la rixe. Mais d’autres images montrent une vingtaine de nervis d’extrême droite, cagoulés, équipés de gazeuses, d’une béquille ou de barres de fer, venus en découdre avec un autre groupe. Nous n’en publions ici que des captures avec l’autorisation des auteur·ices.

Un témoin extérieur nous apporte un éclairage décisif sur le déroulé de la bagarre, initiée par l’extrême droite. Au croisement avec la rue Victor Lagrange, il dit avoir aperçu un commando d’extrême droite sortir des deux côtés de la route. « Ils sont organisés en groupe, positionnés aux deux angles de la rue, armés et cagoulés. Ils étaient en tout une vingtaine, et ont chargé avec des casques de moto, béquilles, parapluies, gazeuses ». Selon ce témoin, ils ont utilisé une torche incandescente pour brûler leurs adversaires. Un élément confirmé par une habitante interrogée par Médiapart, qui évoque un « fumigène » lancé lors de la confrontation. Il s’agit d’un mode opératoire courant chez les hooligans.

L’attaque a été extrêmement violente et aurait duré plus de 5 minutes. «Du côté des personnes chargées par les militants d’extrême droite, plusieurs personnes ont été blessées » explique ce témoin. Des hurlements de passants auraient forcé les deux groupes à se disperser. Après la confusion, «aucune personne ne reste sur place, au sol». Notre témoin nous dit qu’il est «choqué par la réécriture de l’histoire depuis plusieurs jours mais aussi par le fait que ça finisse par ce drame».

Après la rixe, Quentin Deranque a refusé de se rendre à l’hôpital. C’est en tout cas ce que révèle aujourd’hui un riverain à France Info. Les médias et les responsables politiques qui relaient depuis 4 jours, sans recul, le narratif affirmant qu’un jeune philosophe catholique et non-violent aurait été laissé pour mort suite à une agression gratuite ont menti.

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