
Cette citation sur la bêtise militariste n’a pas pris une ride. Lorsque des armées s’affrontent sur un champ de bataille (un « terrain d’opérations » dans le jargon), les conséquences sont désastreuses : vies humaines volées, destruction des infrastructures qui font la société, pollution et dévastation de l’environnement… Celles et ceux qui restent en ressortent marqués, traumatisés. Pourtant, les dirigeants qui décident des guerres ont bien compris que la meilleure place était à l’arrière, à regarder les autres jouer à la tuerie grandeur nature. À l’avant, il s’agit donc de mettre les pires des tartempions, des idiots utiles à qui ont filera des médailles si la sélection naturelle leur donne un sursis.
Mais à force de mettre des imbéciles aux manettes, les armées du monde entier finissent par faire des boulettes dignes de la septième compagnie. Tour d’horizon.
Le plus grand porte-avions du monde nage dans la merde
Les marins étasuniens ont-ils des problèmes de transit intestinal ? C’est ce qui pourrait expliquer les pannes récurrentes du système d’aspiration des toilettes sur l’USS Gérald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, qui menace actuellement l’Iran.
Présenté comme un fleuron de l’industrie militaire étasunienne, doté d’une propulsion nucléaire et d’un ponton gigantesque, le maxi-joujou impérialiste semble en effet défectueux dans un endroit essentiel : l’évacuation des déjections. Et les 4600 personnes qui composent l’équipage doivent faire la queue pour aller aux toilettes. À chaque fois qu’une valve se bouche, c’est tout le système d’aspiration des eaux usées qui se bloque.
Il faut régulièrement se rendre à quai pour effectuer un nettoyage à l’acide, qui coûte la modique somme de 400.000 dollars. Une broutille dans le budget militariste de Trump, qui culmine à plus de 900 milliards, mais on sourit en imaginant les gradés jeter leur pot de chambre par-dessus bord ! Alors que ce porte-avions sillonne les océans pour exhiber la domination des USA, une telle panne fait désordre.
Complètement bourrés, des soldats français jouent avec leurs armes : un mort
Les parachutistes ne sont pas connus pour faire dans la finesse, mais ces quatre là semblent particulièrement idiots. Ou plutôt semblaient pour le quatrième, décédé d’une balle de 9mm en pleine tête le 14 février dernier. L’ambiance de caserne aboutit parfois à des drames : un jeune de 20 ans, embrigadé par le militarisme ambiant pour participer à l’opération « Sentinelle », est mort pour rien.
Selon le parquet de Paris, les militaires jouaient « à tester la réactivité de chacun face à une arme tendue ». Vraiment une bonne idée quand on est complètement saoul. Le tireur, qui titrait à 1,57 gramme d’alcool par litre de sang, assure qu’il ne savait pas que l’arme était chargée et parle d’un tir « accidentel ». La faute à pas de chance quoi.
Cette histoire en rappelle une autre, survenue à Nantes en 2004 : un fonctionnaire fortement alcoolisé avait tué un autre policier au commissariat, officiellement lors d’une partie de «roulette russe». Il avait été condamné à 7 ans de réclusion, la justice sera-t-elle plus clémente avec le parachutiste ?
La Navy britannique risque de s’autodétruire
Même si c’est assez rare, les armées dotées de bombes nucléaires réalisent de temps à autre des tirs de missiles balistiques, histoire de rappeler à tout le monde qu’elles peuvent tout faire péter, n’importe où sur la planète. C’est ce qu’on appelle la « dissuasion nucléaire » dans le jargon militariste, une façon polie de dire que les États impérialistes fonctionnent comme des petites frappes qui terrorisent les pays plus faiblement armés qu’eux.
Sauf que la marine britannique semble tout sauf dissuasive. En 2024, un sous-marin nucléaire britannique a effectué un tir raté d’un missile mer-sol balistique stratégique (SLBM) Trident. Lancé au large de la Floride, le missile devait parcourir plusieurs milliers de kilomètres, mais s’est écrasé à peine quelques secondes plus tard dans l’océan.
Le pire, c’est que le précédent essai de la marine britannique s’était aussi soldé par un échec en 2016. Lors des patrouilles de routine, les missiles sont souvent chargés avec des ogives nucléaires, bien qu’ils ne soient pas destinés à des tirs d’essai. La dissuasion nucléaire va-t-elle mener à l’autodestruction de l’armée elle-même ?
Incendies en série
Non contentes de semer la mort lors des guerres ou dépenser des fortunes pour s’entraîner à tirer des explosifs, les armées saccagent une nature déjà en péril. Le militarisme, que les gouvernements impérialistes ne cessent de promouvoir, est une menace pour la vie humaine et l’écosystème. Il est en effet fréquent que les entraînements aboutissent à des incendies, comme en Ille-et-Vilaine en avril 2025 où des cartouches de fumigènes utilisées à la place des obus ont brûlé 50 hectares de forêt.
Le 4 septembre 2020, 450 hectares partaient en fumée dans le camp militaire de Captieux, en Gironde. L’incendie a pris dans un camp situé dans la forêt des Landes de Gascogne. Plus de 500 terrains de football de zone naturelle réduits en cendre. Ce terrain sert de lieu d’exercice au tir pour des appareils de l’armée de l’air. Le feu a pris après un tir de munitions.
Sur ce même camp, des incendies avaient déjà eu lieu à cause des activités militaires : en mars 2017, 1300 hectares de végétation avaient été détruits dans l’enceinte du camp et encore 500 hectares en juillet de la même année ! Ce dernier incendie avait été déclenché par un tir de missile air-sol selon l’armée. Une équipe de pompiers est basée 24 heures sur 24 sur le site au cas où. En 2014, un feu au même endroit avait dévasté 750 hectares. C’est donc monnaie courante.
Mais les incendies ne sont pas une spécificité française : en 2014, un incendie au cours d’un essai d’aviation militaire sur la côte ouest de la Sardaigne a détruit 35 hectares de maquis, et fait éclater la colère des habitants qui se sont mobilisés contre la présence militaire sur l’île.
Un navire chinois percute… un navire chinois
La mer de Chine est une zone de tensions extrême avec la montée en puissance militaire de l’État chinois, qui ne cache pas ses prétentions impérialistes. Le récif de Scarborough fait partie de la zone exclusive des Philippines, mais il est revendiqué par la Chine depuis 2012 car le pays voudrait en exploiter les ressources. Les opérations de chasse à la marine philippine ont régulièrement lieu, la Chine opérant de manière illégale et particulièrement agressive.
Trop agressive même, car l’été dernier deux navires chinois qui prenaient en chasse un bateau des garde-côtes philippins sont entrés en collision. Si la marine philippine a proposé son assistance au navire chinois endommagé, celui-ci n’a pas répondu, vexé. Mauvais joueurs !
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