Retour en images sur la mobilisation contre l’ouverture de la brasserie du propagandiste fasciste Erik Tégner
Le 14 mai, à l’appel des habitant·es et des collectifs antifascistes des Côtes d’Armor, 500 personnes se sont retrouvées à Pléguien pour protester contre l’ouverture de la brasserie d’Erik Tégner. Si vous ne connaissez pas ce personnage, vous n’avez rien perdu : raie bien ordonnée et sourire carnassier, ce petit nazillon propage ses idées racistes dans le magazine Frontières qu’il préside. Frontières n’est pas n’importe quel média, il est composé de voyous d’extrême droite.
Son patron Erik Tégner a été visé par des plaintes pour «agression sexuelle», «abus de bien social» et «abus de pouvoir» . Son secrétaire général Pierre-René Lavier a été condamné pour avoir tabassé sa compagne. Jordan Florentin, son principal reporter, avait renommé son pass sanitaire au nom d’Adolf Hitler pendant la crise du Covid. Le média multiplie les campagnes diffamatoires contre la gauche et publie à la chaîne des articles racistes. Tégner est également habitué du plateau de CNEWS où il rote ses chroniques.
Non content de diffuser son venin dans sa feuille de chou et partout où Bolloré lui en donne l’autorisation, il se lance désormais dans «l’aventure entrepreneuriale», avec un business de bières nommé Kerfave. Derrière ce projet, il s’agit surtout de tenter de s’implanter sur un territoire de résistance. Mais l’ouverture d’un repaire d’extrême droite en Bretagne — qu’il aurait aussi bien pu appeler Kerfaf, ker signifiant maison/hameau en breton — ne s’est pas déroulée en toute quiétude.
Au mépris de l’interdiction de manifester de la préfecture, les manifestant·es déterminé·es se sont rapproché·es à une centaine de mètres de la brasserie identitaire, accueillant les amateurs d’idées rances aux chants de «pas de bistro pour les fachos» ou encore «breizh enep faskour». Malgré la protection de la police, on ne faisait pas trop les fiers dans les rangs de l’extrême droite.
À commencer par Jordan Florentin, la serpillère qui se prétend «reporter» du média Frontières — régulièrement moqué sur les réseaux pour sa lâcheté, sa moumoute surdimensionnée et sa stupidité légendaire — qui, arrivé avec un peu de retard, a dû se garer juste à côté de la mobilisation antifasciste. Accueilli par des volées de bois et même quelques pierres, c’est avec une portière emboutie et la mine basse qu’il retrouvera ses amis. Les manifestant·es lui avaient pourtant proposé une bonne affaire : «Rends ta perruque et on arrête !»
Une fois de plus, la Bretagne a prouvé que, même dans une commune de 1500 habitants, la riposte antifasciste est immédiate. Ce n’est qu’une première étape de la mobilisation pour obtenir la fermeture de ce lieu d’accueil des passions tristes. Partout où elle s’implante, continuons de lutter face aux porteurs de l’idéologie de la mort et de la haine.
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