Quelques conseils de base
Un mouvement social de la jeunesse massif et de plus en plus déterminé monte partout. En parallèle, des appels à tout bloquer circulent pour le 17 octobre. Mais le pouvoir est aux abois et utilise une terrible répression.
Tout en gardant la tête froide, il est préférable d’avoir quelques principes élémentaires en tête lors des prochaines manifestations et actions, voici quelques conseils illustrés :
Se protéger de la police
Comment se protéger des agressions de la police et de la surveillance ? Avoir de quoi préserver ses yeux, ses poumons, avec des masques de chantier et FFP2. Des parapluies ou des banderoles solides permettent de mettre en sécurité tout un cortège, c’est utile.
Penser à protéger son anonymat, car les caméras et les mouchards sont partout. Ne pas publier de vidéos d’actions avec des visages ou des vêtements identifiables. Essayez d’avoir un binôme en manif, un·e ami·e avec qui rester, pour ne pas se retrouver isolé·e et qui puisse prévenir vos proches si vous êtes arrêté·e. Filmez la police autant que vous pouvez.

Connaître l’armement auquel on fait face
Bien connaître les armes utilisées par les forces de l’ordre pour mieux s’en prémunir. Savoir reconnaître un LBD, les différents types de grenades, les différents corps de répression. Ne surtout pas ramasser une munition qu’on ne connaît pas et qui pourrait être explosive. La grenade GM2L, la plus dangereuse, projette une petite munition rouge vif : si vous la voyez, il faut absolument s’en éloigner, elle peut arracher une main comme à Lens ! Savoir qu’on peut éloigner des palets de lacrymogènes, mais avec des gants ou en donnant un coup de pied : c’est c’est très chaud.

Connaître ses droits
En cas d’interpellation, connaître ses droits et la procédure pour ne pas se faire avoir et moins stresser. Ne rien déclarer, sauf son identité, car tout ce que vous direz sera utilisé contre vous ou d’autres camarades. Exiger un avocat – qui sera présent à l’audition –, il faut donc avoir quelques noms d’avocats en tête.
Demander aussi à voir un médecin, surtout si vous avez été violenté·e par la police. S’armer de patience, la garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures sous certaines conditions, faites de l’exercice, respirez, dormez. La plupart du temps, c’est beaucoup moins long.
En cas de comparution directement après la garde à vue, refusez d’être jugé·e immédiatement, ce sont des audiences expéditives où les peines sont plus lourdes. Et surtout, préparez un dossier avec quelques papiers officiels attestant d’un domicile, d’un boulot, d’études, que des proches pourront donner à votre avocat. Ça évite parfois de passer par la case prison.

Une fois tout cela en tête, et malgré la tension du moment, n’intériorisez pas la répression. La première victoire de la police se joue dans les esprits : faire suffisamment peur pour empêcher d’agir et paralyser. Nous sommes très nombreuses et nombreux : si les initiatives se multiplient, que les actions sont solidaires, le pouvoir ne pourra pas réprimer tout le monde.
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