Israël accélère le massacre du Liban


«Pour chaque larme d’une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer. Le Liban tout entier doit brûler !»


Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, deux ministres israéliens, fascistes fanatisés qui veulent s'approprier le Liban par le sang.

C’est la déclaration fasciste et terrifiante du ministre israélien Itamar Ben Gvir le 19 juin 2026. Le même jour, un autre ministre d’extrême droite, Bezalel Smotrich, assénait : «Il faut faire parler le feu (…) Ouvrir les portes de l’enfer» au Liban.

Simultanément, Netanyahou annonçait qu’Israël comptait rester dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire», autrement dit l’occupation militaire d’une large partie d’un pays souverain qui ne lui fait pas la guerre, dans une illégalité absolue.

Depuis le 2 mars, 3.980 libanais et libanaises ont été tuées par Israël, 12.001 autres ont été blessé·es. Un chiffre effroyable vient d’être diffusé par l’Unicef: 247 enfants libanais ont été tués et 992 blessés sur cette période. Soit en moyenne 12 enfants tués ou mutilés chaque jour. Ce bilan, à lui seul, est presque quatre fois plus lourd, et incomparable en terme de victimes mineures, que celui du 7 octobre 2023. Pourtant, l’intégralité des médias et de la classe politique mondiale ont fait du 7 octobre l’alpha et l’oméga de la politique internationale, servant à justifier les crimes sans limite d’Israël. S’il n’y avait pas deux poids deux mesures, l’agression en cours au Liban aurait dû susciter une campagne militaire internationale contre Israël, un embargo total sur le pays et la décapitation de son gouvernement et de son armée.

Il n’en est rien. Les fascistes israéliens multiplient les menaces et les provocations sanguinaires, et accélèrent leurs bombardements. Le 19 juin, des dizaines de frappes ont causé la mort de 47 personnes, dont deux enfants, et 97 blessés en quelques heures. Alors même qu’il existe officiellement un «cessez-le-feu» depuis deux mois, qui n’a jamais été respecté par l’agresseur.

Dans le sud du Liban, Israël applique la même méthode qu’à Gaza : destructions totales, déplacement de population et massacres. Des civils ont été kidnappés près d’un puits du village de Kfarchouba, qui est la seule source d’eau de la zone. Auparavant, d’autres personnes avaient été enlevées par l’armée israélienne. Ce village est l’un des derniers encore habité dans la zone d’occupation. Le maire déclare que les raids et les enlèvements israéliens sont devenus une menace constante. Il s’agit d’une méthode d’intimidation pour forcer les derniers habitants à partir, afin d’annexer le territoire. Des dizaines d’autres villages et hameaux ont été tout simplement rayés de la carte.

Au Liban, Israël assassine également de nombreux journalistes. Par exemple Amal Khalil, tuée le 22 avril. Le Washington Post vient de publier une enquête qui reconstitue les dernières heures de la journaliste. Elle a d’abord été visée, avec son équipe, par un drone militaire. Puis Israël a bombardé la maison où elle s’était réfugiée, et d’où elle appelait à l’aide. Le journal a aussi découvert que l’armée israélienne a refusé aux secouristes l’accès au bâtiment pendant la période où elle était encore en vie, alors même que le président du Liban exigeait que l’ONU vienne à son secours. Elle est morte abandonnée, implorant du soutien.

À la fin du mois de mai, le ministre israélien Bezalel Smotrich appelait déjà à «détruire cent bâtiments dans la banlieue de Beyrouth pour chaque drone» qui viserait un soldat israélien. Israël copie la doctrine d’anéantissement appliquée en Palestine, sur le territoire libanais.

«Toutes les maisons des villages frontaliers libanais seront détruites, sur le modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza» déclarait déjà le ministre israélien de la Défense le 31 mars à propos du sud du Liban.

Le 12 juin 2025, Amichai Eliyahu, ministre du Patrimoine de Netanyahou et membre du parti Otzma Yehudit – «Force Juive», un mouvement fasciste – déclarait devant ses soutiens : «Vous voulez la souveraineté alors il faut le crier haut et fort ! Nous voulons la Judée Samarie [le nom biblique donné par les suprémacistes juifs à la Cisjordanie] ! Nous voulons la Syrie ! Nous voulons le Liban ! Nous voulons Gaza !»

Pourquoi se priver, puisque la communauté internationale laisse faire ? Ces suprémacistes messianiques, fanatisés par des discours religieux, continueront jusqu’à ce qu’ils se heurtent à de véritables réactions.

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