Nantes : plus de 500 personnes en assemblée populaire

Plus de 500 personnes en assemblée populaire à la fin de l'été, sous les Nefs de l'île de Nantes : une affluence exceptionnelle.

Spontanément, après l’annonce du plan d’austérité de Bayrou au début de l’été, des dizaines de personnes se sont retrouvées pour organiser la riposte, à Nantes comme partout en France. Le gouvernement pensait profiter de la pause estivale pour provoquer l’apathie, c’est l’inverse qui a eu lieu.

Ces dernières semaines, partout dans l’agglomération nantaise, des milliers de tracts, des centaines d’affiches, des banderoles et publications en ligne ont appelé à une grande Assemblée populaire le 30 août, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ».

Il y avait ainsi ce samedi plus de 500 personnes sur l’île de Nantes, sous les Nefs, pour ce rendez-vous de pré-rentrée sociale. Une affluence tout simplement inédite pour une fin d’été à la météo maussade, ce qui témoigne de la lame de fond en cours.

Il s’agissait d’un rassemblement totalement auto-organisé, parti de la base, pour tracer la voie du mouvement. Avec une efficacité remarquable, en un peu plus de deux heures, l’assemblée a réussi à acter le principe d’un vaste blocage du périphérique de Nantes le 10 septembre, et d’une grande assemblée dans le centre-ville le soir pour décider de la suite du mouvement.

Lors des échanges, des habitant-es d’Ancenis et de Saint-Nazaire ont aussi pris la parole pour rappeler que des blocages auront lieu en dehors de Nantes. Un lycéen a aussi affirmé que des établissements scolaires seraient en mouvement. Il y avait là des personnes de tous âges et horizons partageant le même objectif : paralyser le département. Si tout le monde joue son rôle, c’est le pays qui sera mis à l’arrêt, ce qui lancera le coup d’envoi d’une révolte de grande ampleur contre le gouvernement des riches.

Les informations précises seront diffusées prochainement, réservez votre journée du 10 septembre, c’est une date historique.

Cette assemblée nantaise a été dynamique, enthousiasmante, et mieux : elle a lieu la même semaine que de nombreuses autres à Paris, Caen, Lyon, Grenoble, Guingamp ou Rennes, où des milliers de personnes échangent, se concertent et s’organisent pour lutter. Macron peut trembler. À suivre !

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