«L’enfer est vide, tous les démons sont parmi nous» écrivait William Shakespeare il y a quatre siècles. Il n’est pas nécessaire d’imaginer un au-delà pour trouver le diable, car le mal rôde déjà ici bas. Il faut d’avantage craindre les vivants que les esprits.

Voilà trois jours que la justice des USA a mis en ligne trois millions de pages, 2.000 vidéos et 180.000 photos relatives à l’affaire Epstein, ce gigantesque scandale de pédocriminalité, de traite d’êtres humains, de torture et de disparitions orchestré par un financier multimillionnaire, lié aux hommes les plus puissants de la planète.
Un homme richissime au nom juif, une île privée, un ranch, des services secrets, des présidents, des rois et des banquiers, des symboles occultes : la réalité dépasse les théories complotistes les plus vertigineuses. Cette affaire gravissime, qui a fait des centaines – peut-être des milliers – de jeunes victimes sur plusieurs décennies, dessine une cartographie des sphères de pouvoir, de leur obsession de la domination et de prédation. Elle dévoile leur sadisme et leur ultra-violence envers les faibles, mais aussi leur réseaux. «Le pouvoir est maudit» disait Louise Michel. Il l’est plus que jamais.
Confusion organisée
L’administration Trump sait parfaitement ce qu’elle fait en balançant d’un seul coup des millions de documents pêle-mêle, en partie noircis ou floutés sans explications : elle crée de la confusion. Elle noie les faits criminels avérés au milieu de milliers d’extraits de mails anecdotiques. On y trouve sans aucun tri des milliers de noms, de lieux, des allégations de cannibalisme, de rituels satanique et de discussions géopolitiques.
Il faut ajouter à cela l’empressement des réseaux sociaux à créer de faux documents, imitant ceux mis en ligne par les autorités, copiant les mails d’Epstein et de ses complices. Les conditions sont réunies pour brouiller les repères, créer une saturation cognitive. Pour que tout soit là, à la vue de tous, mais rendu illisible, inintelligible.
Plus troublant encore, la justice dit avoir conservé tous les document qui relèvent de la pornographie, d’abus physiques et de morts. Donc les faits les plus graves ne se trouvent pas dans ces millions de dossiers. Alors essayons ensemble d’y voir plus clair.
Du «pizzagate» au réseau Epstein
Avec l’effondrement de la politique classique, l’usage généralisé de fake news et de techniques de manipulations psychologiques, plus personne ne croit en rien. C’est ainsi que Trump est élu une première fois en 2016 sur la base d’une théorie délirante : les dirigeants du parti Démocrate, alors au pouvoir, sont accusés d’être à la tête d’un réseau pédocriminel dans le sous-sol d’une pizzeria de Washington. L’extrême droite étasunienne relaie massivement ces allégations et présente Donald Trump comme un rempart à ce complot satanique et «gauchiste» contre les enfants.
Un an plus tard, le mouvement Qanon apparaît sur internet, dans le sillage de la victoire de Trump, et se développe de façon phénoménale non seulement aux USA mais aussi dans le reste de l’Occident. Il propage une galaxie de théorie selon lesquelles Trump serait un héros à l’âme pure qui combat secrètement une secte de pédophiles qui enlèvent les enfants pour leur voler du sang, afin d’en extraire un élixir de jouvence. Le tout avec le soutien de «l’État profond» et de milliardaires diaboliques. Plusieurs millions d’américains partagent alors les idées de Qanon, une élue au Congrès est issue de ce mouvement, certains de ses membres organisent des attaques armées. C’est le mouvement Qanon qui va constituer le gros des troupes qui attaquent le Capitole en 2021, refusant la défaite électorale de leur champion.
2026, Trump est de retour au pouvoir. Entre-temps, un vrai réseau pédocriminel a été révélé au monde, et le candidat fasciste a fait campagne en promettant de faire toute la lumière sur l’affaire Epstein. Une fois élu, il se rétracte totalement. Il refuse de publier les documents de l’affaire, dit qu’il faut «passer à autre chose», avant d’y être contraint par les sénateurs. Le directeur du FBI nommé par Trump ose même affirmer, en décembre 2025, sous serment : «Il n’existe aucune information crédible selon laquelle Jeffrey Epstein aurait fait du trafic de mineurs». Après avoir attisé le vent du complot pour salir ses opposants, Trump tente de se protéger : «Il y a probablement des photos qui vont être divulguées de personnes qui ont rencontré innocemment Jeffrey Epstein il y a des années, des personnes très respectées. Elles figurent sur une photo avec lui parce qu’il était à une fête, et on ruine la réputation de quelqu’un».
Fin décembre, le ministère étasunien de la Justice publiait d’abord 30.000 pages relatives à l’affaire Epstein. Un grand nombre d’entre elles sont en partie effacées. On y apprend tout de même que Donald Trump était monté à bord du jet privé de Jeffrey Epstein au moins huit fois dans les années 1990, en compagnie de jeunes femmes, et qu’il a été accusé de viol. Plus tard, la jeune victime aurait été retrouvée suicidée. La deuxième salve de documents, qui vient d’être publiée, est encore plus accablante. Le mouvement Qanon avait presque raison. Sauf que Donald Trump n’était pas le chevalier combattant un réseau pédocriminel, il est au contraire mouillé jusqu’au cou dans l’affaire. C’est le fait le plus stupéfiant : un vrai «pizzagate» est révélé au grand jour, et il ne se passe rien.
L’ascension de Jeffrey Esptein
Epstein, présenté comme un milliardaire, était à la tête d’une fortune estimée à 600 millions de dollars, récupérés au contact de requins de la finance. Petit mathématicien, il est propulsé au début des années 1990 au cœur de Wall Street, et bénéficie d’une ascension fulgurante. Et ce n’est pas l’histoire d’un self made man parti d’en bas. Il doit sa fortune à deux hommes. D’abord Leslie Wexner, homme d’affaire milliardaire, Républicain proche de Bush et lié au crime organisé. Cet homme lui a versé des torrents d’argent. Pour quelle raison ? Mystère, c’est un cas unique dans la finance moderne. Toujours est-il qu’une des victimes du réseau Epstein parle d’un viol dans la propriété de Wexner.
Le deuxième mécène d’Esptein se nomme Steven Hoffenberg. C’est un grand financier, condamné à 20 ans de prison pour une gigantesque affaire de fraude bancaire du même type que l’affaire Madoff : il avait réalisé une pyramide de Ponzi qui lui avait permis de lever un demi milliard de dollars. Hoffenberg a reconnu qu’Epstein «gérait de l’argent pour d’autres». Il est considéré comme le mentor du pédocriminel, et a été retrouvé mort chez lui en 2022.
C’est donc par la finance et la spéculation crapuleuse qu’Esptein est rentré dans la cour des grands : il a tissé son réseau au sein de l’hyper-classe capitaliste mondiale, acheté un ranch au Nouveau-Mexique, un appartement à Paris, une île dans les Caraïbes et un immeuble à New York, qui lui serviront de bases pour commettre des crimes avec sa clientèle internationale. Il financera aussi une fondation pour la recherche, liée à l’industrie pharmaceutique, à l’Intelligence Artificielle et au transhumanisme.
Une affaire qui dure pendant 30 ans, connue de toutes les élites
Il met sur place un gigantesque réseau de trafic d’êtres humains, en particulier des mineures, lié aux cercles de pouvoir, y compris en France, dès les années 1990. Il organise des orgies sur son île, invite des dirigeants à New York, propose des «filles» à des célébrités… Parmi les fichiers dévoilés, des photos montrent Jeffrey Epstein en compagnie de superstars telles que Michael Jackson, Mick Jagger, ou encore Bill Clinton et Bill Gates. Clinton apparaît dans un jacuzzi aux côtés d’une silhouette masquée. Dans d’innombrables mails, Epstein échange avec des politiciens du monde entier, des grands patrons, des monarques, des intellectuels. Et il sillonne la planète, à la recherche de chair fraîche.
Selon les plaintes, qui ne représentent qu’une infime partie des victimes, près de 200 jeunes filles mineures de 14 à 17 auraient été abusées. Certaines le sont même à partir de 11 ans. Des vidéos et photos glaçantes montent des fillettes paraissant encore plus jeunes, dans les bras d’Epstein ou de ses convives. Qui sont-elles ? À qui ont-elles été enlevées ? Certains documents évoquent des filières d’Europe de l’Est ou de Turquie. D’autres sont de jeunes majeures recrutées, manipulées, servant à des orgies entre puissants. Une chose est certaine, à un tel niveau, Epstein n’était pas seul, il avait des employés, et toute la classe dominante mondiale savait.
Pour illustrer à quel point tout était visible et assumé, Epstein voyageait et prêtait un jet privé baptisé «Lolita Express». Une référence évidente à la pédophilie. Pourtant, de nombreux dirigeants reconnaissent avoir emprunté cet avion. Du reste, des «fêtes» à caractère sexuel impliquant des adolescentes mineures auraient eu lieu à bord de cet appareil.
Ce qui interpelle, c’est l’impunité. Car les médias ne le rappellent presque jamais, mais Epstein est dénoncé dès 2005 par une courageuse victime violée à l’age de 14 ans. C’était il y a 20 ans ! Une autre victime, Virginia Giuffre, témoigne à la police deux ans plus tard. Epstein est finalement incarcéré une première fois en 2009, puis relâché à l’aide d’un avocat extrêmement agressif, Alan Dershowitz, qui a également défendu Harvey Weinstein, lui aussi accusé de viols. Dershowitz a fait pression pour passer l’affaire sous silence, et a même obtenu la censure d’une interview de Virginia Giuffre. Cette dernière s’est suicidée l’an dernier, à l’âge de 41 ans.
Epstein sort de prison, et les viols de masse se poursuivent jusqu’en 2019. Cette année-là, il est finalement arrêté. Le 10 août, alors qu’il était censé rester sous haute surveillance, il est retrouvé mort dans sa cellule, la trachée broyée. Les caméras ont été désactivées durant une minute, au moment exact de sa mort. Il a été liquidé. Mais ses clients, ses complices, ses employés, comme probablement beaucoup de ses victimes, sont toujours vivants.
Des liens entre Epstein et l’extrême droite
L’un des centres de ce trafic tentaculaire est l’île Saint James, propriété d’Epstein dans les Caraïbes, où il a fait construire un temple lugubre et organise de grandes réceptions. Mais il y a aussi Mar a Lago, la luxueuse résidence de Donald Trump. Virginia Giuffre, par exemple, a été recrutée dans cette résidence alors qu’elle travaillait dans le spa de Mar a Lago et qu’elle était encore mineure. Trump et Epstein se côtoient depuis les années 1990, et les documents qui viennent d’être déclassifiés évoquent au moins une accusation de viol commis par l’actuel président sur une mineure.
Plus troublant : les documents révèlent des centaines d’échanges entre Epstein et Steve Bannon, l’idéologue fasciste conseiller de Trump. L’un de ceux qui a mis sur pied le faux complot du pizzagate ! Non seulement Epstein a donné une interview filmée à Bannon, mais leurs interactions sont très régulières : ils parlent de politique, de la situation internationale, de leurs liens avec des dirigeants et les partis étrangers. Bannon se vante de piloter l’extrême droite européenne, Epstein lui envoie des photos de Paris. Les deux semblent d’accord sur l’importance de faire gagner l’extrême droite, pour leurs intérêts, mais aussi par soutien à Israël.
On trouve également des échanges entre Epstein et Peter Thiel, milliardaire libertarien d’extrême droite, fondateur de Pay Pal, propriétaire de Palantir. En 2016, Epstein écrit que le Brexit, «ce n’est que le début». Thiel répond : «De quoi ?» Epstein parle d’un «retour au tribalisme, à l’encontre de la mondialisation. De nouvelles alliances étonnantes». Dans de nombreux échanges, Epstein se révèle être un suprémaciste juif raciste, faisant une hiérarchie des Quotients Intellectuels selon les ethnies, considérant les juifs comme supérieurs, et dénigrant les «goyim», c’est-à-dire les non-juifs.
Epstein soutenait et finançait les partis d’extrême droite européens, il s’inquiétait au moment de la victoire de François Hollande, preuve qu’il ne comprenait pas grand chose à la politique. Les liens entre ce réseau pédocriminel et les mouvances les plus réactionnaires ne sont donc plus à démontrer. Et inversement, l’extrême droite tente désormais de relativiser l’énormité du scandale. L’influenceur fasciste français Julien Rochedy qualifie par exemple les victimes de «putes», le streamer néo-nazi Nick Fuentes dit la même chose, et déclare même qu’il trouve Epstein «cool as fuck». Un revirement complet par rapport à 2016.
Un ancrage en France
Alors que l’affaire a créé un immense scandale en Angleterre, suite à la révélation de l’implication du Prince Andrew en tant que client régulier d’Epstein, les médias français font depuis des années preuve d’une prudence tout à fait étonnante. Pourtant, Paris est mentionné à 67.000 reprises dans les courriels d’Epstein. Pour cause, non seulement il y possède un domicile, mais son bras droit, Ghislaine Maxwell, celle qui recrutait les victimes, celle qui servait d’intermédiaire, de conseillère et de compagne au pédocriminel, est née en France et y avait ses attaches !
On trouve dans les mails plusieurs échanges sur la situation française : Macron, les Gilets jaunes, ses séjours dans la capitale. La tête du réseau Esptein en France se nommait Jean-Luc Brunel, un «entrepreneur» du mannequinat qui était en réalité un proxénète et un rabatteur pour la traite d’êtres humains du financier étasunien. Ce dernier connaissait Maxwell depuis les années 1980. Financé par Epstein, il possédait des bureaux à New York, Miami et Tel Aviv, mais aussi une agence en Ukraine, haut lieu de recrutement de jeunes femmes. Accusé de nombreux viols sur plusieurs décennies, il est finalement arrêté en 2020, après la chute de son chef. Et comme lui, il est retrouvé suicidé en 2022 dans sa cellule. Il n’y a jamais eu d’enquête policière ou médiatique sérieuse à son sujet. Un autre contact français apparaît dans les fichiers, le chef d’orchestre Frédéric Chaslin qui lui écrit qu’il lui a «trouvé une fille super pour [s]on prochain séjour à Paris» et la décrit physiquement.
Epstein entretenait également des liens poussés avec Jack Lang, ancien ministre toujours influent. Ils échangeaient des bons procédés et possédaient un intermédiaire nommé Fabrice Parsy. Surtout, Epstein et la famille Lang avaient des liens financiers : la fille de Jack Lang, Caroline, a fondé avec le prédateur une société offshore en 2016. Elle figure même sur son testament ! Quant au père, déjà régulièrement visé par des soupçons de pédocriminalité, il a posé avec Epstein devant la pyramide du Louvre en 2019, soit juste avant son arrestation, dans le cadre d’une soirée avec le gouvernement français. Ils échangeaient aussi à propos de transactions immobilières. Epstein lui a aussi écrit à propos de la «nouvelle sexualité des enfants».
Enfin, l’ancien ministre français des Finances, Bruno Le Maire, aurait rencontré Jeffrey Epstein dans l’une des résidences du délinquant sexuel, par l’intermédiaire d’un collaborateur de Nicolas Sarkozy. Et ce ne sont que quelques éléments connus.
Un système de chantage mondial
Que tirer de cet immense méli-mélo nauséeux ? Qu’Epstein n’est pas seulement un criminel de masse ni un richissime prédateur, mais un point de rencontre, un intermédiaire. Pendant des années, il a fait le lien entre les mondes de la politique, de la finance, des services de renseignement, du numérique, du crime organisé… Il a servi d’interface, de mise en relation. Et de la plus atroce des manières : en organisant des orgies avec des femmes et des hommes à peine majeurs et réduits en esclavage, mais aussi avec des enfants.
Il leur permettait de faire circuler de l’argent et des informations dans un cadre secret. Mais ce n’est pas tout : il entretenait probablement des liens avec divers services de renseignement, étasuniens et israéliens notamment. Sur son île, de nombreuses images compromettantes ont été collectées par le financier, qui a patiemment accumulé de très nombreux dossiers, pour faire chanter des dizaines de dirigeants et interférer dans la vie politique de nombreux pays. Cette affaire, dont nous n’avons qu’un aperçu incomplet, montre toute la dégénérescence de la grande bourgeoisie, son entre-soi, son amour de la conspiration et de la consommation de jeunes proies.
Mysticisme et satanisme ?
Lors de son interview avec Steve Bannon, on demande à Epstein s’il est «le diable en personne». Ce dernier répond avec un grand sourire cynique : «Non, mais j’ai un bon miroir». Ce qui fait grand bruit depuis trois jours, c’est la supposée dimension «satanique» du réseau Epstein. Certains documents non authentifiés parlent de sacrifice de bébés, des internautes reconnaissent Baal et des divinités de Mésopotamie dans les édifices d’Epstein, mais aussi des symboles ésotériques. Ce serait la preuve d’un complot diabolique.
Epstein lui-même jouait sur ce registre mystique et eugéniste : dans des mails souvent confus, il parlait de judaïsme, d’ésotérisme, de modifier l’ADN, voulait inséminer des femmes dans son ranch pour améliorer la race humaine, et aurait enlevé des enfants dont il était le géniteur… Et en même temps, il n’était pas capable d’écrire un mail qui ne soit pas truffé de fautes et pénible à lire à cause d’une syntaxe lamentable. Ce qui est sous nos yeux, c’est l’esprit délirant d’un criminel de niveau international, ivre de toute puissance, et se prenant pour un démiurge.
Tout ne s’explique pas que par le matérialisme. Oui, des ultra-riches ont commis des actes pédocriminels et peut-être des assassinats parce que leur statut leur octroyait une impunité totale. Mais en même temps, il est possible qu’ils aient enrobé leurs pratiques avec des rituels et des symboles occultes. Satan n’existe pas, mais ceux y croient existent sans doute. Certains puissants, sans être fous et sociopathes, peuvent avoir fini par adhérer à ce jeu.
Après tout, les dirigeants israéliens pensent être guidés par le messie et accomplir le jugement divin en commettant un génocide. Les évangélistes pensent que soutenir Israël fera revenir Jésus. Les SS avaient créé une école mystique et se pensaient descendant d’une humanité légendaire et disparue, les hyperboréens. Ils s’étaient persuadés que leur «race des seigneurs» devait dominer le monde. Les pires criminels enrobent leurs action d’une aura de mystère, ils transforment leur barbarie en aventure.
Pour autant, le danger de ne voir que du «satanisme» dans cette affaire, c’est de la dépolitiser, et surtout de laisser libre cours aux fantasmes antisémites. S’il fallait encore le rappeler, le pédocriminel récidiviste ayant pignon sur rue Gabriel Matzneff n’est pas juif. Pas plus que le clan d’Olivier Duhamel, dénoncé par sa fille pour un système incestueux. Ni Libération des années 1980 qui défendait le sexe avec les enfants. Ni l’internat Betharram et l’enseignement catholique qui ont laissé des centaines de milliers de victimes souffrir entre ses murs. Ni les riches seigneurs du pétrole de Dubaï, qui achètent des femmes pour leurs jeux sadiques. En fait, la majorité des victimes de violences sexuelles le sont dans des cadres familiaux et amicaux, contrairement aux mensonges d’extrême droite qui cherche à lier origine et aptitude à violer.
La banalité du mal réside dans la richesse et le pouvoir. Epstein en est un révélateur, dans toute son horreur. La question qui doit nous hanter désormais, est qui punira les responsables? Qui rendra justice aux victimes ? Qui fera la lumière sur ses crimes en France. Mais surtout : qui a remplacé Epstein ?
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