Nantes : la police frappe fort, la justice aussi


Cet après midi – lundi 23 février – avait lieu un procès de 3 manifestants interpellés samedi.


La salle était remplie de gens venus soutenir les prévenus. La juge ne maîtrisait pas ses dossiers et suivait les demandes d’une procureur enragée qui enchaînait les réquisitoires politiques et réclamait des peines de prison systématiques.

  • Le premier manifestant avait été blessé par un tir de LBD à la hanche. Sans aucun casier, il écope de prison ferme pour «violence sans ITT», «participation à un attroupement avec arme», «rébellion». 6 mois de prison dont 4 avec sursis, 3 ans d’interdiction de Loire-Atlantique et une grosse amende à verser à des membres de la BAC pour «préjudice moral». On a donc un prévenu blessé condamné à payer une amende aux policiers qui lui ont tiré dessus !
  • Le deuxième écope de 6 mois dont 4 avec sursis lui aussi pour «violence volontaire sans ITT», autant dire un dossier vide. Il est maintenu en détention et devra payer une amende de 250 euros.
  • Le troisième, pour violence sans ITT, attroupement et rébellion, prend 6 mois dont 3 avec sursis, interdiction de Loire-Atlantique pour deux ans et une amende pour deux policiers.

Même s’il y avait du soutien, il n’en demeure pas moins qu’une fois de plus la justice a essayé d’achever le travail de terrorisation que la police tente de mettre en place dans nos rues.

Les policiers qui ont encore tiré à 13 reprises sur la foule hier et blessé bien d’autres manifestants à coups de matraques, quant à eux, n’ont pas été inquiétés.

D’autres procès ont lieu demain !

Pas de justice, pas de paix !

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