La police à Nantes, entre cow boys et kidnapping


À Nantes, le 30 avril devant le Palais de justice un commando de policiers cagoulés et armés interceptent un véhicule pour kidnapper un ZADiste.


https://nantes.indymedia.org/articles/31448

Cette fois, peu après le début du rassemblement, alors que la police se chargeait de la sécurité du palais d’injustice, des gendarmes en civils (probablement la Brigade de Recherche) jaillissaient cagoulés d’un fourgon blanc banalisé, un des gros bras brandissant son flingue comme un cow boy, puis ordonnèrent à un type qui quittait le pique-nique récup’ de se coucher à plat ventre et de ne plus bouger. Celui-ci finit ligoté et convoyé expressément en GAV (garde à vue).

https://nantes.indymedia.org/articles/31441

“En partant on a rejoint notre voiture garée deux rues plus loin. À ce moment le camion blanc est passé devant nous et s’est garé au croisement de rue suivant, visible. Le même type avec sa casquette, son blouson, son jean et son téléphone s’est posté à même pas 20 m de nous et nous a regardé partir. Il était environ 17h15. On a cherché à rejoindre les quais, mais on roulait depuis à peine 5 minutes lorsqu’on a été ralenti par un embouteillage.

À ce moment une voiture du SDIS (service départental d’incendie et de secours), est passée au ralenti, suivie d’une ambulance, sirène éteinte mais gyrophare allumé, puis d’une fourgonnette de police et une voiture de police et enfin, derrière, toujours la même camionnette blanche.

En l’espace d’une minute, on était encerclés. Une dizaine de flics est arrivée, on a ouvert la fenêtre mais ils étaient déja en train d’ouvrir les portes. Ne bougez pas! coupez le moteur! Mettez les mains sur le tableau de bord! puis deux fois: “mettez le frein à main!”. Ils semblaient très nerveux. Trois flics, coté passager, s’exclament: “c’est lui”, et direct “enlevez votre ceinture”, tout en saisissant le copain à deux, l’un lui passant les menottes. Les flics refusent de répondre à nos questions et protestations. Ils l’embarquent dans la camionnette blanche et partent en trombe.”

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