Pourquoi Macron ne finira pas son mandat ?

Tout le monde s’en doutait : les nouveaux visages du pouvoir sont tout sauf neufs. Une momie post-socialiste comme premier flic de France. Une patronne de l’agro-alimentaire en tant que ministre de travail. Un ex-ministre ultra-libéral à l’économie. Un technocrate réactionnaire à l’éducation. Un animateur télé pour l’écologie. Et des centaines de députés fantomatiques, patrons de start-up, avocats et autres cadres supérieurs.

L’élection de Macron fait partie de ces événements insignifiants que l’histoire ne retient pas. Et le pathétique recyclage de politiciens périmés qui s’étale sur nos écrans ne fait qu’approfondir le discrédit général de cette classe qui décide et qui possède. Dans un tel contexte, une tempête ne peut qu’advenir. La question est de savoir quand et comment.

Pourquoi Macron ne finira pas son mandat ?

  • Parce que le règne qui commence est déjà presque aussi détesté que celui finissait péniblement en mai dernier.
  • Parce que le chantage au vote utile ne fait plus illusion pour personne.
  • Parce qu’on ne dirige pas indéfiniment un pays à coups de Flash-Ball, d’état d’urgence et d’ordonnances.
  • Parce que la victoire du président s’est faite au son des grenades et des coups de matraque.
  • Parce que personne, pas même les élus, ne croit plus au jeu démocratique.
  • Parce que la Loi Travail. Celle d’hier et celle de demain.
  • Parce que la baisse des APL sert à enrichir ceux qui paient l’ISF.
  • Parce que leur paradis est notre enfer.
  • Parce que le directeur de cabinet du président est l’ancien préfet qui faisait tirer sur les manifestants de Rennes.
  • Parce que le premier ministre est responsable du pillage de l’uranium en Afrique.
  • Parce que la droite est finie, la gauche aussi, et le reste en décomposition.
  • Parce qu’on est jeunes et ambitieux.
  • Parce qu’Adama, Curtis, Angelo, Théo, Rémi et tous les autres.
  • Parce que la rentrée doit être explosive.
  • Parce que les conditions sont réunies.
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