Face à la criminalisation des luttes : «nous sommes toutes et tous des poseurs de parpaings»

19 juin 2017 à Nantes. Quelques centaines de personnes se réunissent sur la place du Bouffay pour protester contre les ordonnances de Macron. Musique, boissons, bonne ambiance. Quelques parpaings sont déposés devant l’entrée de la banque HSBC – une banque mafieuse, qui organise notamment l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et la spéculation à grande échelle. Bref, une action symbolique, assumée collectivement. Immédiatement, la police intervient avec une extrême violence. Des syndicalistes sont matraqués à la tête. Des manifestants sont interpellés. Un père qui porte son bébé dans les bras est molesté.

Un militant de la CGT est poursuivi pour «dégradations en réunion». Du côté des syndicats, c’est la surprise : ce type d’action a toujours été mené dans les manifestation, depuis des décennies, sans subir une telle répression. Visiblement, Macron a décidé de durcir le ton contre tous ceux et celles qui relèvent la tête.

Pour soutenir cet inculpé, la CGT appelle à signer et diffuser une pétition qui revendique la pose de parpaings : nous étions nombreuses et nombreux à participer à cette action et à la soutenir, pas question de laisser un manifestant isolé face à la justice. Et le jour du procès, le 20 février, soyons présents pour le soutenir !


Signer et partager la pétition ici : https://www.change.org/p/ministre-de-l-int%C3%A9rieur-j-ai-pos%C3%A9-un-parpaing-p%C3%A9tition-contre-la-criminalisation-des-actions-revendicatives

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