La grande confrontation


«La grande confrontation ne pourra pas être indéfiniment reportée»
Frantz Fanon


Le gouvernement en place attaque sur tous les fronts. Il ne négocie pas. Il ne transige pas. Il ne tergiverse pas. Il anéantit les résistances. Les unes après les autres. Cheminots. ZAD. Étudiants. Lycéens. Les luttes sont défaites une à une ces dernières semaines.

Les “partenaires sociaux” ont été renvoyés à leur inutilité, et les récalcitrants ont été férocement réprimés. Il faut en prendre acte, avant les prochaines batailles qui ne manqueront pas de survenir ou de se poursuivre.

Les 50 ans de mai 68 ont été le théâtre d’une nouvelle révolution. Patronale, autoritaire et réactionnaire cette fois-ci. C’est une guerre sociale qui se joue en France. Mais au bout d’un an de mandat seulement, le pays craque de partout. Pour le moment, Macron n’a fait qu’atomiser les colères. Il compte amplifier encore la violence de sa politique au service des plus riches. Jusqu’où l’arrogance pourra-t-elle perdurer, avant d’atteindre son point de fusion ?

Comme le disait le penseur et militant anti-colonialiste Frantz Fanon, «La grande confrontation ne pourra pas être indéfiniment reportée».

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