Contre les violences d’État, la riposte s’organise


Face aux violences policières inouïes qui se multiplient et brisent des vies, les initiatives pour résister ensemble s’organisent. Appel, pétition, manifestation, voici trois propositions à suivre et à soutenir :


UN MANIFESTE LANCÉ PAR LES BLESSÉS

Un manifeste circule sur internet, lancé par les blessés par la police lors du mouvement des Gilets Jaunes, mais aussi ces dernières années. Il commence ainsi : « Nous blessés par des grenades et des lanceurs de balles de défense », et dénonce la « violence extrême exercée par les forces de l’ordre à notre encontre et à l’encontre de l’ensemble des manifestants », « l’utilisation systématique qui a été faite de grenades explosives (GLI F4 et DMP) et du LBD 40 », et le « le déni des représentants politiques ».

Le blessés « affirment que les principes de nécessité, de proportionnalité de l’usage des armes et de riposte graduée ne sont pas respectés », « l’identification des policiers, et donc des porteurs d’armes, est rendue impossible par des pratiques systématiques de camouflage et de dissimulation, ou encore : les armes dites « intermédiaires » sont en réalité des armes de guerre, utilisées en dehors du cadre réglementaire.

Enfin, le manifeste « exige » « l’interdiction immédiate et définitive des pistolets dits Flash-ball et lanceurs de balles de 44 mm, des Lanceurs de balles de défense de 40 mm et des grenades de désencerclement DBD / DMP 95, ainsi que les grenades GLI-F4 » et la transparence totale sur les stocks d’armes utilisés par la police, et les expertises concernant ces armes, qui sont pour l’instant tenues secrètes par l’État. Les signataires réclament également justice et réparation pour tous les blessés par la police.

Pour consulter et signer cet appel : https://desarmons.net/index.php/2019/01/31/manifeste-contre-les-armes-de-police-appel-a-signatures/

UNE PÉTITION ORGANISÉE PAR UN NEUROCHIRURGIEN

Un médecin chef de service à Besançon a lancé une pétition pour l’arrêt de l’utilisation des armes du maintien de l’ordre, Lanceurs de Balles et grenades. C’est en tant que médecin qu’il a pu constater l’extrême gravité des blessures causées par l’arsenal de la police française, notamment les traumatismes très graves au visage, à la boite crânienne, au cerveau. Il parle de « blessures de guerre ». Le même médecin estime que manifester dans ces conditions revient à « jouer à la roulette russe avec sa vie ». Une situation inacceptable.

Sa pétition a déjà recueilli près de 80.000 signatures, vous pouvez la lire, la signer et la diffuser par ici.

SAMEDI, UNE MARCHE PAR ET POUR LES BLESSÉS PAR LA POLICE

Une manifestation organisée par différents collectifs de blessés par la police est organisée pour l’Acte XII, demain samedi, à Paris.

La manifestation partira à midi de la Place Dausmesnil, dans le 12ème arrondissement. L’objectif est de rendre hommage aux blessés et aux tués par les forces de l’ordre, de réclamer justice, et d’exiger l’interdiction des grenades et des Lanceurs de Balles de Défense.

L’événement est à retrouver ici : https://www.facebook.com/events/2254854884836633/

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