Que se passe-t-il à la SNCF et à la RATP ?


Violences répressives dans les gares et les métros


Une lectrice nous a envoyé la vidéo choquante d’une arrestation violente en gare de l’Est, à Paris, ce dimanche 26 juillet. Selon cette lectrice, la «personne était maîtrisée et non agressive, ayant comme seul tort d’avoir voulu monter dans le train sans billet». «J’ai filmé cette arrestation ce matin (8h30) à gare de l’Est. La victime voulait visiblement entrer dans le train qui va à Strasbourg. L’homme qui l’a arrêté est en civil donc je ne sais pas si c’est un flic ou un agent SNCF».

Le mois dernier, une vidéo dans le métro parisien montrait des agents de la Sûreté RATP faire une clé d’étranglement et un plaquage ventral à un homme noir dans le métro. Pour non-port du masque. La scène est extrêmement violente, surtout pour un motif aussi dérisoire. Selon l’auteure de la vidéo : «Ils ont fini à 19, voir plus. Je me suis arrêté de compter à 19. Pour un mec». «Ça a été très long, et ils ont été violent très longtemps», raconte-t-elle.

Le 16 juin dernier, en gare d’Aulnay-sous-Bois, une femme noire était violemment arrêtée, écrasée au sol et frappée par des agents de la SNCF. Cette femme de 23 ans était enceinte de 7 mois. Les agents l’accusent d’avoir voyagé en RER sans ticket, et de n’avoir pas porté de masque. Une enquête a été ouverte suite à la diffusion des images.

À chaque fois les mêmes méthodes inhumaines et brutales pour des motifs dérisoires, sur des personnes non blanches. À chaque fois, ce ne sont pas des policiers qui agissent, mais des agents de la sûreté ferroviaire. Membres de la SNCF ou de la RATP. À mesure que la police est plus armée, plus violente, plus intouchable, ce sont tous les corps de métiers de la sécurité qui durcissent leurs méthodes. L’escalade répressive entraîne avec elle tous types de flics, sociétés de surveillance, vigiles et milices privées. En marche vers l’obscurité sécuritaire.

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