Épidémie d’incendies en pays nantais


Qui en veut aux casernes et aux multinationales ?


Dans le pays nantais, une curieuse épidémie d’incendies semble viser des symboles du capitalisme et de l’État. Casernes, Mac Donald’s, entreprises de BTP ou de publicité… Quelques exemples trouvés dans la presse locale :

  • 21 avril à Bouguenais, au sud de l’agglomération nantaise. Une remorque de l’entreprise de travaux Eiffage part en fumée. Un tag anarchiste est retrouvé sur place. Un communiqué dénonce cette entreprise qui «construit d’immenses infrastructures inutiles» et «participe également à la construction de prison et collabore ainsi avec les politiques de répression».
  • 4 mai, dans la ville de Nivillac, entre Nantes et Vannes. Deux véhicules de gendarmes sont incendiés dans la cour de la caserne du coin. Les «deux petits fourgons sérigraphiés ont été totalement détruits par les flammes». Quelques jours plus tard, un homme de 53 ans est interpellé.
  • 10 mai, à Saint-Brévin, sur la côte. Quatre véhicules de gendarmerie prennent feu dans la cour intérieure de la brigade de gendarmerie.
  • 29 juin, une «marguerite», voiture en autopartage de la mairie, est incendiée dans la nuit boulevard Paul Chabas à Nantes.
  • 22 mai, à Bouguenais, cinq véhicules partent en fumée dans les locaux de l’entreprise Engie. Un communiqué paraît sur internet : «Quand l’entreprise Engie ne coupe pas l’électricité pour des impayés, elle continue de nuire à la société et à la planète par bien d’autres moyens dont elle dispose. On ne veut ni compteurs Linky qui collectent nos données personnelles, ni éoliennes ou centrales nucléaires qui participent à la pollution de la nature et à la destruction de la biodiversité».
  • 6 juillet, à Clisson, à l’est de Nantes. Les pompiers interviennent pendant la nuit pour un début d’incendie au restaurant McDonald’s. «Le feu a pris au niveau de l’enseigne, au-dessus de la caisse d’encaissement du service “drive”, côté route de Nantes». Le bâtiment endommagé, doit fermer ses portes.
  • 13 juillet, à Saint-Herblain, nord de l’agglomération nantaise, la société JC Decaux, qui fait fortune en installant des panneaux publicitaires, est touchée par un incendie au milieu de la nuit. 6 utilitaires brûlent boulevard Frachon. «Quelques panneaux d’affichage publicitaire proches des véhicules semblent avoir été altérés par les flammes». La gendarmerie «déplore un acte antisystème». Un signe anarchiste est inscrit sur les lieux, et un texte paraît : «Il est insupportable d’endurer davantage les publicités tout autant que la propagande du gouvernement affiché sur ces mêmes panneaux, cette pollution visuelle et environnementale n’aurait jamais dû exister».
  • 14 juillet, au sud de Nantes. Le radar automatique situé entre la porte des Sorinières et la porte de Rezé sur le périphérique extérieur est détruit. La police indique qu’il a été incendié dans la nuit.
  • 27 juillet, à Pornic, station balnéaire de Loire-Atlantique. Trois véhicules appartenant à la gendarmerie sont brûlés dans la caserne, aux alentours de 3h du matin. Un bâtiment administratif a également été noirci par l’incendie.
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