“Surf Park” : les opposants harcelés par les autorités

Alors qu’ils viennent d’être relaxés des «violences» dans le cadre de la lutte contre le Surf Park, deux paysans sont convoqués demain lundi 17 mai en gendarmerie, pour «organisation d’une manifestation sur la voie publique non déclarée». 2 autres personnes sont également convoquées pour la même raison.

Il s’agit de la manifestation du 30 août 2020 qui était allée jusqu’au site menacé du Carnet. Ce week-end là, des centaines de personnes s’étaient retrouvées pour des discussions et des actions autour de la Loire et des projets polluants sur l’Estuaire. Le dimanche, une grande manifestation avait déambulé jusqu’au site du Carnet. C’est à l’issue de ce week-end que la ZAD du Carnet était née.

Convoquer aujourd’hui pour «organisation de manifestation non déclarée» n’est pas anodin. Il est déjà arrivé à des Gilets Jaunes d’être interrogés pour ce motif, en se basant sur les réseaux sociaux. Là, ce sont des paysans, eux-mêmes menacés par des milices de la FNSEA dans le cadre de la lutte contre le Surf Park, qui sont visés, ainsi que deux autres personnes. Les procès pour ce type d’accusation sont plutôt rares. En revanche, les manifestations non déclarées sont plutôt courantes, notamment dans le département. Le préfet met ainsi la pression pour que les manifestations soient toutes déclarées.

À noter que les convocations ont été délivrées en main propre…en plein marché sur la ferme d’un des paysans. Devant des clients.

L’acharnement judiciaire contre la lutte du Carnet est préoccupant. Et le harcèlement de luttes écologistes s’inscrit dans une logique voulue par le gouvernement : la Gendarmerie Nationale vient de se doter d’une cellule baptisée Demeter, spécialement dédiée à la répression de militants et militantes écologistes et opposés au productivisme…

Affaire à suivre.


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