
Hier matin, jeudi 30 décembre 2021, un déluge de munitions a été tiré sur les exilés à Calais. L’association Utopia 56 décrit un «déferlement de violences», avec du gaz et des tirs de balles en caoutchouc par un très important dispositif de CRS. «Un État qui a tout face à des personnes qui n’ont rien». Lors de l’expulsion, 32 tentes ont été volées par les forces de l’ordre, et d’autres détruites.
Une membre du «réseau inter-associatif Human Rights Observers» évoque plusieurs personnes blessées par la police et transportées à l’hôpital. Ce qui a déclenché ces violences, c’est l’expulsion en plein hiver d’un campement de fortune ou survivaient 200 personnes. «Les agents de nettoyage avaient pour ordre de tout saisir», a-t-elle poursuivi. Voilà la priorité de l’Etat français : persécuter à coups de grenades des exilés dans des tentes, entre Noël et le Réveillon. L’affaire est tellement honteuse que les médias les plus minables ont récité le scénario des autorités : des prétendus «affrontements» durant lesquels des CRS auraient été «blessés».
Rien que sur cette photo prise par l’association Utopia 56, on peut voir de nombreuses grenades lacrymogènes et 7 grenades a main de désencerclement de type GENL, qui ont été lancées. Pour rappel, ces grenades sont sensées être utilisées, comme leur nom l’indique, pour se désengager et sont des armes de légitime défense. Ici, les CRS les ont utilisées comme comme des armes de combat et de terreur, ce qu’elles sont.
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