Distorsions : l’art de rue que le pouvoir ne veut pas voir

Le 21 février, un tableau de l’artiste Jaeraymie représentant Emmanuel Macron vêtu d’une chasuble fluorescente et mutilé à l’œil droit était affiché en pleine rue à Amiens. Dès le lendemain, l’œuvre qui dénonçait la répression brutale du mouvement social des Gilets Jaunes était censurée par les autorités locales, recouverte quasi immédiatement par des planches de bois.

Il ne fait pas bon critiquer le président de la république dans sa ville natale. Amiens, comme Nantes, se proclame «ville de street art» et amie des «cultures urbaines», mais les graffitis et l’art de rue ne sont autorisés que quand cela ne dérange personne.

Une démocratie où l’on peut plus dénoncer les violences policières et ce gouvernement de serial-éborgneur est déjà un régime en voie de basculement. L’artiste invite à partager ces photographies partout.


Photographie : Jaeraymie

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