Maudite soit la guerre


«Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage»
Jean Jaurès


Derrière la citation de Jaurès, des images de bombardements en Ukraine, où la guerre vient de commencer.

Des explosions et des morts à l’Est de l’Ukraine. Des sirènes avertissent de futurs bombardements. Des milliers de personnes fuient la ville de Kiev. La guerre est de nouveau aux portes de l’Europe. Les troupes de l’Empire russe ont envahi l’Ukraine, provoquant un risque d’embrasement mondial. Les déclarations bellicistes se multiplient. C’est le retour de l’Histoire dans ce qu’elle a de tragique, celle de la violence armée, du choc entre les nationalismes.

«On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels» écrivait très justement Anatole France peu après la Première Guerre Mondiale, qui avait anéanti l’Europe au début du siècle dernier. Il ne savait pas encore que cette guerre serait la mère de toute les autres. Les totalitarismes vont naître dans cette Europe meurtrie, militarisée, brutalisée. Hitler et Mussolini sont les purs produits des tranchées. La folie meurtrière embrasera à nouveau l’Europe et le monde, 20 ans seulement plus tard. Puis ce sera la Guerre Froide qui n’a jamais véritablement pris fin, et le triomphe du néolibéralisme.

Aujourd’hui, les nuages des nationalismes et des racismes s’accumulent à nouveau dans un ciel menaçant. La crise est totale : économique, écologique, politique, sociale et même sanitaire. Les puissants et les riches n’ont plus de légitimité nulle part. L’histoire le montre : le capitalisme en crise se régénère toujours par la guerre et par la dictature.

Le capitalisme se fait toujours plus sauvage, plus meurtrier, plus destructeur. Les dépenses militaires explosent à nouveau en Chine, en Russie, en Turquie ou aux USA. Une véritable internationale autoritaire et militariste s’est constituée de Rio de Janeiro à Rome, de Moscou à Budapest. En France, des partis d’extrême droite, largement soutenus par les forces armées et répressives, sont propulsés en avant par les médias. Rappelons-le et ne l’oublions jamais : le nationalisme, c’est la guerre. Du sang et des larmes. Toujours.

Face à cette internationale de la guerre, il est vital de construire une internationale sociale, anticapitaliste, révolutionnaire. De nouvelles forces prêtes à désobéir et résister. Reconstruire l’amitié entre les peuples. Dans le climat incertain et obscur, il est impératif renforcer nos rangs, car la tempête arrive, et elle risque d’être terrible.

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