? La Bretagne, terre antifasciste

➡️ Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement National et candidat à la présidence du parti d’extrême droite se rendait en Bretagne ce dimanche 25 septembre au matin. Il comptait retrouver des militants du parti à Bruz, près de Rennes, dans une ferme à la campagne.

Plus de 200 personnes se sont retrouvées pour faire barrage à l’opération de com’ de Jordan Bardella. En traversant les champs, bloquant la route et approchant de la ferme, les antifascistes ont fortement perturbé le meeting. La police a lancé plusieurs charges avec des chiens et des grenades lacrymogènes pour protéger l’extrême droite. Une barricade est apparue, puis un grand feu a été allumé sur la départementale, qui est restée bloquée. Bardella a tweeté son soutien aux policiers qui l’ont défendu face aux «milices rouges».

➡️ Le week-end dernier, c’est dans la petite commune de Callac dans les Côtes d’Armor que les pétainistes du mouvement d’Eric Zemmour manifestaient contre un centre d’accueil pour réfugiés. Une tentative de coup d’éclat dans un endroit assez isolé. Ici aussi, les autorités ont protégé l’extrême droite, en interdisant le rassemblement contre le racisme. Mais malgré des renforts venus de loin, les pétainistes n’ont réuni que 150 personnes derrière autant d’effectifs de CRS, alors que les antifascistes étaient au moins 400. Une humiliation.

➡️ Nantes n’est pas en reste, puisque le premier grand meeting d’Eric Zemmour lors de la campagne présidentielle, en octobre dernier, avait été assiégé par une mobilisation antifasciste. Le Zénith avait été noyé de lacrymogènes et le candidat d’extrême droite avait commencé en retard et sous protection de l’État.

Les racistes, les islamophobes, les partisans de l’État policier ont la parole toute la journée dans les médias et dictent l’agenda politique. Le pouvoir en place applique même déjà leurs idées. En revanche, ils ne semblent pas les bienvenus en Bretagne, terre de résistances.


? : OF et CA

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