Ne dites pas de mal de Macron et de sa police

Une banderole "Macron on t'emmerde" dans l'Eure, tandis que les pompiers déploient la grande échelle pour retirer une banderole "ACAB"

Vendredi 5 mai à Montpellier : une rue bloquée, une équipe de pompiers en intervention, la grande échelle déployée. Mais ce n’est pas pour sauver des vies ou éteindre un incendie. Non, c’était pour enlever une banderole sur un balcon. Déployée en face de la préfecture, elle mentionnait le slogan «ACAB», partagé par des millions de personnes dans le monde. «Tolérance zéro pour les messages de haine à l’encontre des forces de l’ordre» a tweeté la préfecture, ajoutant qu’elle déposait plainte. La préfecture de Montpellier est en revanche beaucoup plus «tolérante» avec les fascistes qui sévissent dans sa ville. Ce samedi 6 mai au matin, une personne a été arrêtée et placée en garde à vue pour outrage.

Un homme de 77 ans a été interpellé dimanche 30 avril dans l’Eure et condamné à un stage de citoyenneté pour avoir installé une pancarte «Macron, on t’emmerde» devant sa maison. «Étant donné son âge, il n’a pas été placé en garde à vue» précise un capitaine de gendarmerie, comme s’il s’agissait d’un cadeau. L’homme arrêté est un ancien conseiller municipal du village. Et il ne regrette rien !

«L’ordure va vous parler demain à 13 heures». Ce message a été posté par une quinquagénaire du Nord de la France sur Facebook avant l’intervention de Macron à la télévision le 22 mars dernier. Des policiers ont débarqué chez elle et l’ont emmenée au poste. Une situation tellement hallucinante qu’elle a cru à une blague. Elle encourt désormais un procès et jusqu’à 12.000 euros d’amende pour «outrage». Un sous-préfet a porté plainte, des policiers ont enquêté, un procureur a décidé qu’il fallait poursuivre. Les autorités de ce pays sont atteintes d’une démence totalitaire.

Le 27 mars 2023, un enseignant a été placé en garde à vue pour avoir posé sur les rails de la gare de Nice un pantin à l’effigie du président de Macron.

Durant le confinement, plusieurs personnes ont été arrêtées ou menacées par la police pour avoir déployé sur leurs domiciles des banderoles «Macronavirus, à quand la fin ?»

Et ce n’est qu’une poignée d’exemples. Le délit d’offense au chef de l’État a été supprimé en 2013, mais au pays de Charlie, il est interdit de critiquer le président ou sa milice. Le crime de lèse majesté est rétabli. La terreur s’installe jusque dans les appartements pour de simples pancartes ou publications en ligne.


La France est un régime autoritaire, une monarchie vacillante peuplée de managers et de tyrans.


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