Pour commémorer la chute du nazisme, Macron seul au monde

Comparaison des Champs-Élysées en 1945, une foule de monde autour du général De Gaulle, et aujourd'hui quasiment vides

8 mai 1945 : l’Allemagne nazie capitule. Le grand Reich Hitlérien qui devait durer 1000 ans s’est effondré quelques jours après le suicide du führer, isolé dans son bunker à Berlin, protégé par une dernière poignée de nazis fanatiques, dont plusieurs SS français.

Les nazis et leurs alliés ont dévasté l’Europe et le monde, organisé un génocide, planifié une barbarie mécanique inédite. Ils sont tombés mais leurs réseaux et leurs idées restent bien vivantes.

Le 8 mai 1945, des millions de personnes déferlent sur les Champs-Élysées. La France s’est libérée quelques mois plus tôt, grâce à l’action conjointe de la Résistance et des forces alliées. Le pays sort d’années honteuses de collaboration, de crimes et d’Occupation. C’est sous l’infâme régime de Vichy qu’a été créée la Police Nationale, en 1941. Cette police qui collabora activement par les rafles antisémites, les arrestations et la torture, entre autres crimes.

Ce 8 mai 2023, Emmanuel Macron remonte des Champs-Élysées totalement vides de public. Seul au monde. Des barrières sont installées tout le long de l’avenue. Il n’y a personne, à part le monarque, ses flics, et les quelques cavaliers pour décorer. Spectacle pathétique.

Tous les rassemblements ont été interdits pour éviter les protestations, la police quadrille toute la zone à la recherche de casseroles, personne ne peut y accéder sans multiples contrôles. C’est tout simplement du jamais vu.

Même en Mai 1968, De Gaulle n’avait pas interdit l’accès aux Champs-Élysées. Jamais la célébration du 8 mai n’avait été privatisée par un monarque détesté. Jamais le souvenir de la chute du nazisme n’a été commémoré à huis clos, sans le peuple, sous protection totale des forces de l’ordre. Ces images sont celle d’un régime en chute libre.

Macron, c’est le pétainisme qui commémore la fin de la collaboration. Macron, c’est l’antithèse incarnée de l’esprit de résistance. Aujourd’hui comme hier, «c’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères».

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