Regardez attentivement cette scène. Elle a été filmée à Paris, vendredi 26 mai, par la journaliste Solène Cahon pour le journal L’Humanité.
Des gendarmes interviennent pour protéger une réunion d’actionnaires de Total. Face à des jeunes écologistes assis par terre, ces militaires lourdement équipés enfilent leurs masques à gaz avant de jeter tranquillement une grenade lacrymogène au milieu de la foule. Elle explose, libère son gaz toxique et empoisonne les personnes assises par terre, prises au piège dans cette allée exigüe. Elles suffoquent.
Bien protégés, dégainant leurs matraques, les militaires menacent et gazent à nouveau celles et ceux qui ne fuient pas assez vite à leur goût. Y compris une jeune femme qui tente d’escalader une barrière pour échapper à l’asphyxie. Leurs coups de bottes frappent les corps.
C’est grâce à ce genre de scène que les parasites qui jouent en bourse avec les destructeurs de la planète et met en danger la vie de milliards de personnes peut se tenir. Ces gendarmes sont payés, armés et entraînés pour cela. Que vous soyez «pacifistes» ou que vous vous défendiez, ils s’en moquent. Ils déploieront leur violence sans aucune hésitation. Du reste, ce sont les mêmes agents qui protègent les néo-nazis qui défilent dans nos rues.
La violence d’État n’est jamais une «bavure» ni même une «réponse» à une prétendue violence. Elle est froide, consciente, assumée. Méthodique, comme sur cette vidéo. S’ils sont prêts à intoxiquer des personnes assises pour défendre gentiment le climat, soyez certain que ces gens n’hésiteront pas une seconde à nous tirer dessus lorsque nous défendrons réellement nos vies et les biens communs à l’avenir. La décivilisation est au pouvoir. Prenons-en acte.
La prochaine fois que vous entendrez des crétins vous dire que «les black box devraient s’exprimer pacifiquement» ou même «vous avez raison sur le fond, mais pourquoi êtes vous si offensifs ?» : montrez-leur ces images.
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