Chronique de l’apaisement


Des armes à feu contre la révolte


«Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise». Face à la révolte légitime contre les violences policières, Macron déploie une répression militarisée. 40.000 forces de l’ordre, des drones, des hélicoptères, des unités anti-terroristes telles que le RAID, la BRI ou le GIGN.

Ces deux dernières nuits, des policiers ont dégainé et utilisé des armes à feu contre des révolté-es. À Bordeaux, Marseille ou Lille, ce qui semble être des fusils à pompe ont été utilisés, tirant des balles en plastique de calibre 12, pouvant tuer. Des fusils équipent les unités du RAID et de la BRI, mais sont interdites en maintien de l’ordre. À Corbeil-Essone et Sartrouville, des vidéos montrent des tirs à balles réelles de policiers avec ce qui semble être des armes de service.

Ces tirs s’accompagnent, dans de nombreuses villes, de passages à tabac et de propos racistes. Les blessé-es ne se comptent pas. Au moins deux jeunes hommes ont déjà été éborgnés à Nanterre.

Depuis plusieurs décennies, l’État français arme et donne carte blanche à des policiers imprégnés par des valeurs d’extrême droite. Face à la révolte, ce corps répressif en roue libre n’a plus de limites. Nous sommes au seuil d’une dictature policière, ils gouvernent déjà par la terreur. Désarmons-les.

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