Inondations simultanées autour du globe


Il y a quelques jours, nous signalions la température moyenne mondiale la plus chaude jamais mesurée le 6 juillet, avec des pointes de chaleur au-dessus de 40°C, notamment en Chine. Cet emballement climatique s’accompagne d’inondations simultanées.


➡️ À New York le 9 juillet, des pluies torrentielles ont provoquées des inondations qui n’arrivent «qu’une fois tous les mille ans» en principe. La vallée de l’Hudson est sous l’eau, les routes ont été submergées et l’état d’urgence déclaré.

➡️ Jeudi 6 juillet, la ville de Saragosse en Espagne a été frappée par des pluies diluviennes, provoquant de nombreux dégâts et transformant les rues en rivières. Aucune victime n’est heureusement à déplorer, mais les dégâts matériels sont considérables.

➡️ Dans le Sud-Ouest du Japon le 10 juillet, inondations également. L’agence météo parle des «plus importantes précipitations jamais enregistrées dans la région». Au moins deux personnes sont décédées, et des milliers d’habitant-es évacués en urgence.

➡️ En Inde le même jour, des glissements de terrain et inondations causés par d’intenses pluies de mousson ont fait au moins 29 morts et coupé certaines zones du reste du monde. Des véhicules, des ponts, des bâtiments ont été emportés.

Quel lien entre ces désastres qui ont lieu au même moment dans différentes zones du globe ? Selon les scientifiques, le changement climatique rend les épisodes météorologiques extrêmes plus forts et irréguliers. Les inondations pluviales sont de plus en plus fréquentes ces dernières années : le GIEC estime que la fréquence et l’intensité des épisodes de fortes précipitations ont augmenté depuis les années 1950. Le chaos climatique provoque d’autres phénomènes extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les cyclones tropicaux…

Avec la poursuite du réchauffement, chaque région pourrait subir de façon différenciée plus d’événements climatiques extrêmes, parfois combinés. L‘élévation du niveau de la mer contribue à augmenter la fréquence et la gravité des inondations côtières, et une atmosphère plus chaude transporte d’avantage d’humidité et présente donc plus de risques de précipitations intenses.

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