Gaza : la famille d’un journaliste massacrée


Attention, images sensibles


«Aidez-nous à rester en vie !». C’était le dernier message de Mahmoud et sa sœur, deux adolescents de Gaza, qui avaient réalisé une petite vidéo pour appeler à l’aide et dénoncer les bombardements israéliens qui tuent la population civile. Cette vidéo sera la dernière trace de Mahmoud.

Le jeune fils du journaliste Wael Al Dahdouh, une autre sœur âgée de 7 ans et sa mère ont été tués par l’armée israélienne dans les bombardements le 25 octobre.

La vidéo diffusée peu avant en est d’autant plus déchirante. C’était un appel au secours désespéré, qui a été étouffé dans les pays occidentaux et leurs systèmes médiatiques mensongers.

Wael Al-Dahdouh, le journaliste d’Al-Jazira à Gaza, a appris la mort de sa femme et de deux de ses enfants en plein direct, alors qu’il couvrait la situation. Dévasté, ayant tout perdu, sa maison et quasiment toute sa famille, il a trouvé la force surhumaine de reprendre le travail immédiatement et a diffusé une vidéo expliquant : «J’ai senti que c’était mon devoir, malgré la douleur et la plaie ouverte, de retourner devant la caméra et de communiquer avec vous dès que possible». Il a conclu son intervention par un message de paix, pendant que les colons israéliens, assoiffés de sang, appellent au génocide des palestiniens.

Cette tragédie doit être rendue visible : les vies palestiniennes ne sont pas des statistiques. Ce sont des familles, des hommes, des femmes, des enfants, avec des rêves, des visages, des messages, des amours et des amitiés qui sont tués en ce moment. En France, la classe politique déshumanise ces victimes et soutient ce massacre. Beaucoup se taisent, relativisent, se cachent, y compris à gauche, par lâcheté. N’oublions pas la famille Al-Dahdouh et toutes les autres dont les vies volent en éclat en ce moment.

Une autre journaliste de Gaza, Dua’ Sharf, a été tuée par une bombe larguée sur son domicile. C’est la 14ème journaliste assassinée depuis le 7 octobre. L’armée israélienne commet une épuration ethnique, désinforme et fait disparaître les derniers journalistes qui documentent la situation.

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