Réquisitions de logements étudiants : 100 balles et un mars


En France, on a pas de pétrole mais on a des idées (soufflées par le cabinet Mc Kinsey). Et notre gouvernement pourrait bien remporter la médaille d’or Olympique du foutage de gueule en 2024. Avec quasiment une nouvelle ignominie par jour, il faut dire que cela relève de l’exploit.


Pour les Jeux Olympiques de Paris, le gouvernement compte déloger des étudiants précaires. «Plus de 2000 étudiants vont devoir quitter leur logement Crous, réquisitionné pour les pompiers, soignants, forces de l’ordre et membres de la sécurité civile» écrit France Info. Il n’est évidemment pas question de trouver une solution de relogement pour eux. Les autorités vont offrir un lot de consolation : 100€ et 2 places aux JO. Au prix de l’immobilier parisien, il n’y a même pas de quoi se loger une semaine dans un cagibi avec cette somme. 100 balles, un mars, et au revoir.

La ministre des sports Amélie Oudéa-Castéra a osé ce 28 octobre pour justifier la mesure : «On a tous besoin de faire des efforts pour que l’organisation des JO puisse être la plus fluide possible» et «Les étudiants seront fiers de se dire qu’ils peuvent prêter leur logement pendant 2 petits mois d’été».

Au cas où cette ministre l’aurait oublié, il y a 400.000 logements vacants en Île de France. Vous avez bien lu, 400.000. Rien qu’à Paris même, il y a 126.000 résidences secondaires non occupées selon les chiffres du gouvernement. Un nombre en hausse constante. Leur réquisition suffirait non seulement à fournir les hébergements souhaités pour la compétition, mais aussi et surtout à régler le problème des sans abris et du mal logement dans la capitale.

Pourtant, le gouvernement ne compte pas demander de «petits efforts» aux propriétaires de ces biens inhabités. Il faut les exiger à 2000 étudiants. Forcément, les propriétaires immobiliers vont se gaver comme des porcs l’été prochain en louant des appartements en RBNB à des touristes venus assister aux Jeux Olympiques à des tarifs indécents.

Pour le moment, ces ingrats d’étudiants n’ont pas encore témoigné de leur «fierté» d’être contraints de déménager avant les JO. Que fait la police ?

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