La France : paillasson de l’extrême droite israélienne ?

Samedi 10 février 2024

Le bureau de Médecins du Monde dans le centre de Gaza a été «délibérément détruit» par l’armée israélienne, annonce le vice-président de cette ONG française. Les capacités d’interventions opérationnelles sont désormais «quasi nulles», déplore le médecin. Aucune sanction du gouvernement français contre les responsables.

Vendredi 9 février 2024

Un professeur de français nommé Rami Fayyad, qui travaillait depuis vingt ans à l’Institut français de Gaza est décédé faute de traitement, du fait des «conditions sanitaires catastrophiques» sur place. Aucune sanction du gouvernement français contre les responsables.

Samedi 16 janvier 2024

Un bombardement israélien dans la bande de Gaza tue un agent du ministère français des Affaires Étrangères. Aucune sanction du gouvernement français contre les responsables et un hommage plus que timide, quasiment secret.

Vendredi 3 novembre 2023

L’institut français de Gaza, abritant l’Agence France Presse, est visé par une frappe israélienne. «La localisation de l’AFP à Gaza est connue de tous et a été rappelée à plusieurs reprises ces derniers jours, précisément pour prévenir une telle attaque» a déclaré le PDG de l’AFP. Aucune sanction du gouvernement français contre les responsables.

Vendredi 13 octobre

L’armée israélienne avait déjà visé des journalistes, tuant une journaliste de Reuters et blessant 6 autres reporters, dont un de l’AFP. Aucune sanction du gouvernement français contre les responsables.

Mardi 31 octobre 2023

Deux enfants de nationalité française tués par les bombardements sur bande de Gaza. Obeyda et Janna avaient 7 et 10 ans. Les frappes visaient un camp de réfugiés du nord de la bande de Gaza. Alors que le gouvernement a organisé un hommage national et officiel ultra-médiatisé pour les victimes franco-israélienne, aucune sanction du gouvernement français contre les responsables de la mort de deux enfants franco-palestiniens. Pire, les médias ont sorti le casier judiciaire de la mère des deux enfants pour les salir. Comme si des enfants qui ont l’âge d’aller à l’école étaient responsables de leur mort.


Non seulement la diplomatie française ne soutient pas ses propres ressortissants, journalistes, humanitaires et infrastructures, mais elle continue de soutenir inconditionnellement Israël !

Le 5 février 2024, le ministre des affaires étrangères Stéphane Séjourné retournait se soumettre une nouvelle fois devant Netanyahou, pour lui rappeler «l’amitié» de la France ! Le 10 février, le compte officiel de la diplomatie française dénonçait la rapporteuse de l’ONU sur les droits humains en Palestine, Francesca Albanese, qui rappelait que «les victimes du 7/10 n’ont pas été tuées à cause de leur judaïsme», en postant un message injurieux à son égard, lui disant d’avoir “honte”.

Autrement dit, la diplomatie française défie une employée de l’ONU, mais n’est pas capable de dire UN MOT pour ses propres employés et lieux frappés par Israël.

Sans même parler de faire respecter le droit international ou de soutenir les 2,4 millions de gazaouis qui vivent l’enfer depuis des mois, des attaques répétées de bâtiments et des meurtres de ressortissants par une armée étrangère devraient provoquer AU MINIMUM une condamnation ferme par le président, une convocation de l’ambassadeur du pays concerné, éventuellement son expulsion et de lourdes sanctions. Des guerres ont été déclenchées pour moins que ça.

Mais avec Israël, rien du tout. Le macronisme est une forme radicale de soumission à l’extrême droite israélienne. Ce soutien aveugle est devenu tellement absurde que des diplomates français sont même sortis de leur réserve pour exprimer, dans une tribune parue en novembre, leur «inquiétude» sur la politique macroniste à l’égard d’Israël. Ce qui n’arrive absolument JAMAIS.

Sur ce sujet comme sur tous les autres, le Macronisme est une des nuances de l’extrême droite. À propos de Gaza, Macron est sur la même ligne que Milei, Meloni, Zemmour et autres néofascistes qui souhaitent un choc des civilisations en soutenant le messianisme israélien.

C’est un choix à la fois criminel mais aussi irrationnel sur le plan géopolitique : la fuite en avant du gouvernement génocidaire israélien est dénoncée par la grande majorité des pays du monde, et semble sans issue. La position française relève du fanatisme à l’égard de Netanyahou.

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