Assassinat de Lyhanna : Darmanin doit démissionner


Un scandale du bas en haut de l’appareil d’État


L'affaire de l'assassinat de Lyhanna : un véritable scandale d'État

Lyhanna, 11 ans, a disparu le 29 mai dans le Gers, victime d’un prédateur récidiviste. Son corps sans vie a été retrouvé quelques jours plus tard sur une exploitation agricole, victime de Jérôme Barella, un pédocriminel couvert depuis des années par la justice et la police. Ce scandale d’État s’aggrave de jour en jour. On fait le point.

Plusieurs mois avant l’assassinat de Lyhanna, Jérôme Barella avait été signalé à plusieurs reprises à la police française par le NCMEC – National Center for Missing and Exploited Children – un organisme basé aux USA, chargé de lutter contre la pédocriminalité internationale, qui repère des prédateurs sur internet. L’Ofmin, l’office de la police judiciaire chargé de la lutte contre les violences sexuelles aux mineurs, a donc reçu plusieurs alertes venues des USA à propos de Barella, et n’a rien fait.

Ces alertes venues de l’autre côté de l’Atlantique s’ajoutent au fait que le mis en cause est un pédocriminel notoire, déjà visé par plusieurs plaintes. Il était même considéré comme suspect par des parents de son village, alors qu’il organisait des «soirées pyjama» chez lui. Barella était visé par pas moins de neuf procédures, dont la première remonte à 2017. Il a travaillé dans plusieurs établissements scolaires autour de chez lui.

En 2022, c’est une plainte pour «viol d’une mineure de moins de 15 ans» qui le visait : il avait agressé une fillette de 7 ans deux ans plus tôt. Classement sans suite. En août 2025, nouvelle plainte : Rosa, âgée de 11 ans, a été violée par Jérôme Barella, sa mère porte plainte. Un an plus tard, ce prédateur d’une extrême dangerosité n’avait été ni convoqué, ni placé en garde à vue, ni auditionné. C’est parce qu’il a bénéficié de cette impunité totalement sidérante qu’il a pu voler la vie de Lyhanna.

Encore plus grave et sordide : la mère de la petite Rosa, la précédente victime du prédateur, explique qu’elle a été menacée par la gendarmerie chargée de l’affaire. Elle raconte dans les médias : «J’ai appelé tous les lundis matin la gendarmerie» qui lui répondait que «l’affaire est en cour». Elle souligne «la dernière fois que j’ai appelé, ils m’ont dit que si je continue à les harceler ils vont porter plainte». Non seulement le viol sur la petite Rosa n’a pas fait l’objet d’une enquête, mais la famille de la victime a été sommée de se taire par les autorités !

C’est en réalité tout un clan familial qui sévissait dans la région depuis des années. En 2013, le père de Jérôme Barella avait été visé par une plainte pour viol sur l’une de ses petites-filles et avait obtenu un non-lieu. Le frère de Jérôme Barella est lui aussi mis en cause pour des viols sur mineur et viols sur conjoint, remontant pour certains à 2007. À cela s’ajoutent les plaintes contre Jérôme Barella. Et malgré tout cela, il avait toujours la garde de ses deux filles, manifestement utilisées comme appâts et permettant de se donner l’image d’un «bon père de famille». Comment la justice, la police et la gendarmerie ont-elles pu laisser trois hommes d’une même famille détruire autant de vies d’enfants dans un si petit périmètre, tout en étant parfaitement informées ? Les Barella bénéficiaient-ils d’une protection spéciale ? De qui ? La question mérite d’être posée.

Enfin on apprend qu’en 2023 un rapport, commandé et gardé secret par le Ministre de la justice Gérald Darmanin, répertoriait des dizaines de milliers d’enquêtes pour violences sexuelles sur des enfants à l’abandon. Le rapport évoquait «des viols [qui] n’ont fait l’objet d’aucune investigation depuis plusieurs années». Pire, le document expliquait que «des auteurs présumés étaient identifiés, voire localisés» mais n’étaient pas arrêtés. Comment est-ce possible, alors que des écologistes et des soutiens de la Palestine sont surveillés et perquisitionnés en un temps record ? Qui protège les pédocriminels dans ce pays ?

Darmanin a reçu ce rapport il y a trois ans, mais n’a pris aucune mesure. Pendant ce temps, un enfant continue d’être victime toutes les trois minutes en France. Il faut dire que Darmanin a lui-même été accusé de deux viols. Que Yaël Braun-Pivet, présidente du Parlement, s’est personnellement opposée à une commission d’enquête sur l’affaire Epstein. Que Macron a rendu hommage à Gérard Depardieu et que son épouse Brigitte, elle-même pédocriminelle, traite les féministes de «sales connes» pour défendre son ami violeur.

Notre gouvernement a massivement militarisé et durci la répression policière contre toute opposition, tout en couvrant la pédocriminalité. Et il se réfugie désormais derrière un prétendu «manque de moyens». Dans un pays normal, ce gouvernement démissionnerait intégralement.

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