Saint-Ouen : la police commet une tentative d’homicide sur un lycéen


Alors que des milliers de lycéens et lycéennes sont en lutte pour un meilleur système éducatif et une vie digne depuis plusieurs jours dans toute la France, le gouvernement déchaîne une fois de plus une violence débridée contre les nouvelles générations.


À Saint-Ouen l’Aumône, c’est une scène d’une rare barbarie qui a eu lieu ce 28 septembre au matin. Devant le lycée Château d’Epluches, où un mouvement lycéen était en cours, des policiers armés sont lâchement intervenus, comme dans de nombreux autres établissements.

Cette scène se démarque toutefois par sa violence décomplexée : lors d’une altercation avec un adolescent seul, un groupe de policier a donné des coups de matraques, pendant que l’un d’entre eux dégainait un lanceur de grenades. Puis il pressait sur la détente, envoyant en tir tendu une grenade en plein dans le visage du jeune homme.

Un geste doublement criminel : ce type d’arme est extrêmement puissant, pouvant projeter à 200 mètres des munitions très dures. Son usage en tir tendu et totalement interdit, et l’arme elle-même est conçue pour ne pas être utilisée ainsi, disposant d’un canon coudé qui tire forcément en l’air. Autrement dit le policier a délibérément ajusté son geste pour viser ce lycéen et lui causer le plus de dégâts possible. Un geste qui peut tuer. Criminel aussi par la distance : à environ un mètre seulement. C’est un miracle que la victime, qui a reçu une grenade à pleine puissance, soit encore en vie.

Après avoir massacré ce jeune homme, qui gît au sol tordu de douleur, on voit les uniformes s’éloigner dans un nuage de gaz, sans aucun remord.

Une autre vidéo publiée peu après le tir montre le jeune homme avec la mâchoire en bouillie, mais conscient.

Gloire à lui et à son courage, mépris éternel pour les sous-hommes assermentés qui tirent sur des adolescents.

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