2500 personnes dans les rues le 3 octobre : récit
Un appel lancé la veille pour le lendemain, un samedi où les lycéen·nes n’ont pas cours, après une semaine éprouvante de blocages et de répression intense : de prime abord, les conditions n’étaient pas réunies pour une grande manifestation. Et pourtant ce sont plus de 2.000 personnes qui ont défilé aujourd’hui à Nantes : beaucoup de lycéens et lycéennes, accompagnés de syndicalistes et autres révoltés aux cheveux blancs indigné·es du sort réservé à la jeunesse. Cette forte affluence montre que derrière le soulèvement lycéen, il y a tout un peuple prêt à soutenir et descendre dans la rue. Un peuple horrifié par les violences d’État qui se sont déchaînées toute la semaine.
Dès le début, les choses sont clarifiées par les syndicats : ils ne ne sont pas là pour « canaliser les jeunes » ou les « encadrer ». Ce dont les lycéen·nes ont besoin, c’est de soutien. Qu’on leur donne de la force, et qu’on puisse les protéger des tortionnaires qui portent l’uniforme. Ce sont donc les jeunes en lutte qui donnent le top départ et conduisent la manifestation, dans une ambiance à la fois bon enfant et déterminée.
Sur le parcours, pas d’événement notable, si ce n’est une escarmouche près des douves du Château des Ducs : les flics sont dépassés par le rythme de la manif, passant parfois par des rues étroites que les forces de répression n’ont pas eu le temps de bloquer. La BAC trottine à côté du cortège, les jeunes chantent « on promène nos poulets ».
Le deuxième tour est vite interrompu à proximité du CHU, les flics veulent siffler la fin de la récré et provoquent le défilé, pourtant calme. Mais les manifestant·es solidaires empêchent la police de nasser une poignée de lycéen·nes et encerclent les flics, leur rappelant qu’ils ne sont pas du bon côté de l’Histoire. Finalement, la manif se disloque entre salves de gaz et slogans hurlés dans un mégaphone : les lycéen·nes gardent leur énergie pour continuer à bloquer jusqu’aux vacances si besoin, et ne retourneront en classe que lorsque la macronie cessera de s’y attaquer. La démonstration est réussie : la jeunesse n’est pas seule, et un front de résistance se constitue.
Rendez-vous lundi pour une AG lycéenne à 10h à la fac, puis une AG de profs à 14h à la maison des syndicats, pour préparer le zbeul général du mardi 6 octobre !
Photos : Oli Mouazan, Philou et CA
SOUTENEZ CONTRE ATTAQUE
Depuis 2012, nous vous offrons une information de qualité, libre et gratuite. Pour continuer ce travail essentiel nous avons besoin de votre aide : chaque euro compte !
Les cryptos-fascistes de la Big Tech peuvent supprimer Contre Attaque des réseaux « sociaux » du jour au lendemain, d’un simple clic. Pour renforcer l’autonomie des médias révolutionnaires, il est urgent de se doter de moyens de diffusion indépendants. Tous les 15 jours, recevez nos dernières actualités et bien plus directement sur votre adresse mail en vous inscrivant à la newsletter de Contre Attaque !











