Le 9 octobre, la capitale belge s’est enflammée à son tour. Une grande démonstration de force était organisée par les syndicats, avec une grève contre le gouvernement de droite extrême qui applique des mesures néolibérales. La manifestation a réuni des dizaines de milliers de personnes à Bruxelles.
En parallèle, de nombreux lycées étaient bloqués, car le soulèvement de la jeunesse a traversé les frontières françaises et s’est répandu sur la Belgique. Des cortèges sauvages de jeunes se sont répandus dans la ville, occupant les rues, allumant des barricades et affrontant la police.
Le dispositif policier était très important, ciblant particulièrement la jeunesse et arrêtant en masse, souvent très violemment. Un usage particulièrement important pour les standards belges de gaz lacrymogènes et de canons à eau a été signalé. Malgré cela, des tensions ont duré une partie de la journée, en particulier autour de la gare, avec une très forte détermination.
Après la France, l’Espagne, l’Allemagne, le mouvement de révolte prend de l’ampleur, et des appels pour le 17 octobre circulent aussi chez nos voisins. Le signe d’un automne incandescent.
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