Nantes, 5 novembre : un flot infini de manifestants et de lacrymogènes


Reportage ce jeudi 5 novembre à Nantes


signal-2026-11-06-22-33-10-378_002

signal-2026-11-06-22-33-10-378_002

signal-2026-11-06-22-33-10-378_003

signal-2026-11-06-22-33-10-378_003

signal-2026-11-06-22-33-10-378_004

signal-2026-11-06-22-33-10-378_004

signal-2026-11-06-22-33-10-378_005

signal-2026-11-06-22-33-10-378_005

signal-2026-11-06-22-33-10-378_006

signal-2026-11-06-22-33-10-378_006

signal-2026-11-06-22-33-10-378_007

signal-2026-11-06-22-33-10-378_007

signal-2026-11-06-22-33-10-378_008

signal-2026-11-06-22-33-10-378_008

signal-2026-11-06-22-33-10-378_009

signal-2026-11-06-22-33-10-378_009

signal-2026-11-06-22-33-10-378_010

signal-2026-11-06-22-33-10-378_010

signal-2026-11-06-22-33-10-378_011

signal-2026-11-06-22-33-10-378_011

  • La foule des grands jours, 50.000 personnes selon nos estimations, soit autant que le 17 octobre et que les plus grosses manifestations de ces 10 dernières années.
  • Une banderole incendiaire et des boucliers Gilets jaunes.
  • Un gigantesque cortège de tête, musical, animé, créatif, coloré, la jeunesse reste présente en masse, avec de la joie et de l’énergie à revendre.
  • Un parcours ridiculement court, empêchant cet immense cortège de se déployer : quand la tête arrivait au point de «dislocation», plus de la moitié de la foule n’avait pas quitté la zone de départ.
  • Des heures de gazages massif, et une masse de manifestant·es qui se disperse dans toutes les rues interdites par la préfecture : la police génère le chaos.
  • Contrairement aux dernières manifestations, peu d’initiatives, peu d’affrontements. Quelques belles barricades et tentative de sortir de l’étau policier, mais peu suivies. Comme si ce micro-parcours négocié avec la préfecture et cadenassé à l’avance avait douché l’énergie qui caractérisait les précédentes mobilisations. À moins que la composition des cortèges ait tout simplement changé…
  • Une disparition, dès 14h, de la quasi-totalité des cortège syndicaux, livrant le centre-ville aux blindés et hordes de policiers.
  • Un dispositif répressif très lourd, mais maître du terrain, tirant des centaines de grenades lacrymogènes et explosives, bloquant la ville pendant des heures, paradant avec les blindés et les canons à eau.
  • Une envie de tenir la rue malgré tout : jusqu’à la tombé de la nuit, des centaines de jeunes dispersés en petits groupes partent, reviennent, renversent des poubelles, sont pourchassés par des policiers en roue libre. Mais la masse est insuffisante.

Le 5 novembre aura prouvé une nouvelle fois que le soulèvement né fin septembre ne s’essouffle pas. Cette journée aura aussi rappelé ce qu’il ne faut pas faire face à un État radicalisé : un défilé prévisible, encadré par l’ennemi, et manquant de spontanéité.


Photos : Oli Mouazan, Marina, CA

SOUTENEZ CONTRE ATTAQUE

Depuis 2012, nous vous offrons une information de qualité, libre et gratuite. Pour continuer ce travail essentiel nous avons besoin de votre aide : chaque euro compte !

Les cryptos-fascistes de la Big Tech peuvent supprimer Contre Attaque des réseaux « sociaux » du jour au lendemain, d’un simple clic. Pour renforcer l’autonomie des médias révolutionnaires, il est urgent de se doter de moyens de diffusion indépendants. Tous les 15 jours, recevez nos dernières actualités et bien plus directement sur votre adresse mail en vous inscrivant à la newsletter de Contre Attaque !