«Si Trump nous envahit un jour, on l’attendra comme une tempête polaire»
La tension ne cesse de monter autour du Groenland. On peut au moins espérer qu’elle serve de leçon aux dirigeants soumis aux USA. Voilà comment un empire rétribue ses vassaux : en leur écrasant la tête. Le Danemark est l’exemple même du pays à quatre patte devant les USA : ce petit État scandinave l’a suivi dans toutes ses guerres impériales, a acheté son matériel militaire, a aidé les services secrets étasuniens à espionner les dirigeants européens sur son propre sol. Le Danemark ne pouvait pas plus obéir à l’Oncle Sam, mais cela ne l’a pas protégé de ses appétits de prédateur.
Une première riposte populaire a lieu ces derniers jours. Le 17 janvier, des milliers de Danois·es étaient dans les rues de Copenhague, brandissant des drapeaux du Groenland et scandant : «Hands off Greenland !»
À Nuuk, capitale du Groenland, des milliers de personnes ont également manifesté dans un froid extrême, avec des visuels et des casquettes parodiant la propagande trumpiste. 85% des Groenlandais·es rejettent toute annexion des USA, bien qu’ils demandent aussi plus d’autonomie vis-à-vis du Danemark. La femme politique Groenlandaise Tillie Martinussen a adressé cette réponse cinglante aux USA : «Si Trump nous envahit un jour, on l’attendra comme une tempête polaire. On sait ce qui est arrivé aux autochtones d’Alaska et aux Amérindiens : leurs terres volées, maltraitées. On ne répétera pas l’histoire», ou encore : «On voit bien avec qui il s’entoure : des suprémacistes blancs. Nous, on n’est pas blancs. Nos droits ? Ils seraient arrachés en un claquement de doigts».
Le fascisme étasunien ne compte pourtant pas s’arrêter. Le Secrétaire d’État au trésor Scott Bessent menace : «Asseyez-vous, respirez profondément. La pire chose que les pays puissent faire, c’est d’envenimer la situation face aux États-Unis».
Trump écrit au Premier Ministre Norvégien que, puisqu’il n’a pas eu de prix Nobel, il ne se sens pas obligé de «penser à la paix». Le dirigeant de la première puissance mondiale multiplie les propos délirants tels que : «Nous allons agir au Groenland, qu’ils le veuillent ou non. S’ils refusent la solution pacifique, nous passerons à la manière forte», «Je n’ai pas besoin du droit international. Ma propre morale. Ma propre volonté. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter», «Je pense que Dieu est très fier du travail que j’ai accompli», et des montages sur les réseaux sociaux le montrant en train d’annexer de Groenland mais aussi le Canada et le Venezuela.
Un mouvement mondial contre l’impérialisme étasunien et ses intérêts est plus que jamais une urgence vitale.
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